G7 : Dans le milieu de la mode, un pacte pour la planète

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  • Publié le: samedi 31 août 2019

Alors que le G7 de Biarritz s’est terminé il y a quelques jours, une trentaine de marques du monde de la mode est prête à s’engager pour l’environnement. Missionné par le président de République, Emmanuel Macron, le PDG du groupe Kering devait rallier au moins 20% des grands noms de l’industrie du textile pour réfléchir à une mode plus durable. 30% ont finalement été pris dans le mouvement.

Le 26 août 2019, devant le G7 à Biarritz, 29 entreprises de mode (dont) ont dévoilé un « Fashion Pact ». Leur leader, François-Henri Pinault, le PDG du groupe Kering, a donc imposé l’idée de faire bouger les choses dans le milieu de la mode, au profit de la protection de la planète.

30% de signataires

Parmi ces groupes, on retrouve des géants du luxe et de la haute couture, comme Kering, Chanel, Hermès Gucci, YSL ou Balenciaga, mais aussi des marques de prêt à porter, comme Nike, Adidas, H&M ou Inditex (Zara, Stradivarius…). Même la gigantesque enseigne Carrefour s’est jointe au projet. En tout, le président français Emmanuel Macron avait fixé comme objectif de réunir 20% d’une liste de groupes. Objectif dépassé, avec 30% de signataires.

Grand absent du projet, néanmoins, LVMH (qui s’était déjà engagé auprès de l’UNESO). Mais rien n’est encore définitif et « la porte est ouverte à tout le monde. LVMH sera la bienvenue si elle le désire », a précisé Marie-Claire Daveu, directrice du Développement durable et des relations institutionnelles internationales de Kering.

La mode, un désastre écologique

La mode est en effet, l’un des marchés les plus polluants au monde, plus grand encore que les transports aériens. Il représente 1,2 milliard de tonnes d’émissions de gaz à effet de serre, 500 000 tonnes de micro-fibres de plastique et des centaines de milliers de litres de pesticides générés chaque année.

Le milieu de la mode est responsable de 20% des rejets d’eaux usées, de 10% des émissions de carbone, de 22% de l’usage de pesticides et de 20% de la pollution de l’eau. Des chiffres qui ne cesseront d’évoluer et pourrait faire grimper le taux jusqu’à 60% d’impact sur l’environnement mondial d’ici 2030, si les responsables ne modifient pas en profondeur leurs méthodes de production.

Après de multiples réunions, les différents signataires du pacte devront donc réfléchir à leurs futures actions. Des comptes-rendus annuels et un suivi de la transition environnementale seront au centre de leurs démarches : « Nous avons un objectif de résultats, mais pas de moyens. C’est l’union qui fait la force » affirme Kering.

Les différents signataires s’engagent donc à éliminer le plastique à usage unique d’ici 2030 et limiter la pollution aux micro-fibres. Concernant la protection animale, ils devront aussi prendre des mesures et s’assurer que la production du textile n’entrave pas le bien-être des forêts. En 2050, ils voudraient atteindre le « zéro émission » et passer à 100% d’énergies renouvelables d’ici 2030.

Finalement, le Fashion Pact n’est-il que de « la pure communication politique », comme se le demande One Voice ? Ou le début d’un véritable changement pour l’environnement ?

Quoiqu’il en soit, « quand la mode bouge, on la suit », a déclaré Marie-Claire Daveu.

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