Au moins 263 interpellations pour des feux de forêt ont été recensées en France depuis le début de la saison, a indiqué une source ministérielle à BFMTV mercredi 29 juillet 2026. Parmi ces personnes appréhendées, 92 sont mineures.
Les dernières interpellations en date se sont produites dans le Morbihan. Deux personnes y sont soupçonnées d’incendies volontaires, l’une à Vannes, l’autre à Larmor-Plage.
Un décompte lancé depuis le 28 juin
Le gouvernement retient le 28 juin 2026 comme point de départ de la saison des feux dans le pays. Depuis cette date, les enquêtes ouvertes après des départs de feu ont donc conduit à 263 interpellations, un chiffre communiqué sans détail sur la répartition entre incendies volontaires et involontaires.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, avait annoncé la couleur dès lundi 27 juillet, dans une publication sur le réseau social X : « Les forces de sécurité sont pleinement mobilisées pour identifier les incendiaires. Ils seront retrouvés, interpellés et répondront de leurs actes devant la justice. »
Il n’a pas mâché ses mots sur la nature de certains sinistres, affirmant que tous ces feux n’étaient pas des accidents et que certains étaient allumés délibérément, ce qui constitue un crime.
Le Premier ministre a aussi appelé à des gestes de prévention simples, plaidant pour reporter un chantier, débroussailler son terrain ou éviter de fumer près de la végétation, des habitudes qui, selon lui, « sauvent des forêts, des maisons et des vies ».
Notre pays traverse une saison de feux inédite : 116 085 hectares ont déjà brûlé et 13 566 départs de feu ont été recensés depuis janvier.
Nous avons déjà dépassé l’année record de 2022 (72 000 hectares brûlés).La lutte contre les incendies commence par la prévention.
9 feux…— Sébastien Lecornu (@SebLecornu) July 27, 2026
Ce que risquent les auteurs
Le Code pénal distingue plusieurs niveaux de sanctions selon l’intention et les conséquences. Un incendie déclenché sans intention expose son auteur à jusqu’à deux ans de prison et 30 000 euros d’amende. Si des blessures avec une incapacité totale de travail supérieure à huit jours en résultent, la peine grimpe à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende.
Pour un incendie volontaire, la sanction peut atteindre trois ans de prison et 45 000 euros d’amende. Et si le feu volontaire a entraîné la mort d’une ou plusieurs personnes, l’auteur encourt jusqu’à dix ans de prison et 150 000 euros d’amende.
Près de 92 000 hectares ont brûlé sur l’ensemble du territoire français depuis janvier 2026, un chiffre qui bat déjà le record de surfaces incendiées en France en 20 ans de mesures satellites, selon le système européen de surveillance des incendies Effis.
En Gironde, le retour des fortes chaleurs mercredi 29 juillet a relancé le mégafeu qualifié de plus gros feu de forêt à frapper la France depuis 1949, avec des reprises de flammes sur des hectares déjà brûlés. Un rafraîchissement des températures était attendu jeudi 30 juillet dans le département.




