Le souci de l’écologie jusque dans la mort

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  • Publié le: mardi 27 août 2019

Réduire notre impact carbone dans notre quotidien est devenu une nécessité pour l’écologie.

Depuis quelques années, des starts-up commencent à éclore un peu partout dans notre monde occidental, afin d’être écolo jusque dans la mort. De plus en plus de maisons funéraires ont l’ambition de veiller à ce que le corps en décomposition n’abîme pas la planète – et aille parfois, jusqu’à la nourrir.

Alors que 57 millions de personnes décèdent chaque année dans le monde, de nouvelles pratiques liées au funéraire sont mises en avant. La mort est un sujet tabou dans notre monde occidental, et sa gestion est particulièrement encadrée par les autorités liées à l’hygiène depuis une centaine d’années.

Pour autant, les codes des funérailles se mettent au vert depuis peu. Une question qui dépasse nos traditions au profit, enfin, de notre Terre : « La société est devenue urbaine ou péri-urbaine : le lien à la terre n’est plus le même, et la ritualité traditionnelle ne correspond plus aux nouveaux modes de vie. »

Différentes alternatives

Chaque années, rien qu’aux États-Unis, les enterrements consomment 70 000 mètres carrées de bois et 3 130 mètres cubes de fluides d’embaumement. Un véritable fléau pour les sols de la terre, imprégnés par ces produits chimiques hautement toxiques.

Pourtant, un cercueil en bois recouvert d’un vernis toxique peut être remplacé par du carton, de l’osier ou des fibres naturelles. Pour la plupart biodégradables ou plus faciles à incinérer, ils permettent, à eux seuls, de laisser une empreinte carbone moins importante dans les sols.

Le cimetière est lui aussi pris à partie. Finis les lieux bétonnés où l’on vacille dans des allées remplies de pierres tombales. Le principe du cimetière naturel permet là aussi de réduire son empreinte écologique. Il devient alors un véritable parc naturel, bordé d’arbres, de fleurs et de plantes. Ici, les conservateurs chimiques sont interdits. Les défunts sont enterrés sans bétonnage.

L’humusation (concrètement, compost humain), permet, quant à elle, de transformer le corps en humus afin de nourrir les sols et continuer à faire partie du cycle de la vie.

Valoriser l’énergie produite par les crémations

Quant à la crémation, il faut savoir qu’elle nécessite plusieurs litres de carburant qui dégagent des particules de polluants. Environ 160 kg de CO2 peuvent être produit lors d’une cérémonie crématoire.

L’alternative écologique consiste ici à installer des filtres à particules, ce qui réduirait considérablement la pollution tout en valorisant l’énergie de la combustion, le plus souvent pour produire de la chaleur. Le cimetière parisien du Père-Lachaise, par exemple, utilise cette technique pour chauffer un bâtiment et au Danemark elle permet de chauffer deux écoles.

Pour François Michaud-Nérard, directeur des services funéraires de la ville de Paris, c’est « de l’éthique que d’utiliser cette chaleur pour ne pas aggraver l’effet de serre ».

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