À l’approche de 2025, beaucoup de salariés commencent à penser à leur retraite et se demandent quelles indemnités ils peuvent toucher. Ces sommes jouent un rôle important lors de cette transition de vie. Il est nécessaire pour chacun de bien saisir les conditions d’éligibilité, le mode de calcul et les démarches à suivre pour en bénéficier et éviter les mauvaises surprises. Ce guide vous propose un panorama détaillé de ces points.
Qui peut en bénéficier et comment se calcule l’indemnité
Les salariés en CDI ayant au moins dix ans d’ancienneté peuvent toucher une indemnité de départ à la retraite. Pour ceux en CDD ou en intérim, ce droit est généralement exclu, à quelques exceptions près. Les fonctionnaires, eux, suivent un régime spécifique qui tient compte de leur grade et de leur ancienneté. Cette indemnité s’adresse uniquement aux salariés qui décident eux-mêmes de prendre leur retraite.
Pour le calcul, l’ancienneté et les accords de branche sont déterminants. Par exemple, un salarié avec entre 10 et 15 ans d’ancienneté touchera en moyenne un quart de mois de salaire par année travaillée. Si l’ancienneté dépasse 20 ans, le taux augmente. Concrètement, pour un départ à l’initiative du salarié :
- entre 10 et 15 ans, c’est un demi-mois de salaire par année ;
- entre 15 et 20 ans, un mois de salaire par année ;
- entre 20 et 30 ans, un mois et demi ;
- et au-delà de 30 ans, le calcul donne deux mois par année
Les formalités et règles à respecter
Pour lancer la procédure, le salarié doit avertir son employeur par courrier recommandé avec accusé de réception (c’est toujours mieux de garder une preuve). L’employeur doit ensuite verser l’indemnité avec le dernier salaire. En cas de problème ou de non-paiement, le salarié peut se tourner vers l’inspection du travail ou saisir le Conseil de prud’hommes pour faire valoir ses droits.
Les dispositions encadrant ces indemnités se retrouvent dans le Code du travail et dans les conventions collectives, qui peuvent proposer des conditions plus avantageuses selon le secteur, il vaut en effet mieux vérifier sa convention pour être bien informé.
Aspects pratiques et fiscaux
Pour connaître le montant exact auquel on peut prétendre, il est recommandé de regarder de près sa fiche de paie et de consulter les règles propres à son secteur d’activité. Le choix du moment de la retraite peut aussi jouer en votre faveur pour le montant final (mieux vaut s’y préparer en avance).
Sur le plan fiscal, les montants varient selon que le départ a été volontaire ou imposé par l’employeur. Les indemnités liées à un départ volontaire sont généralement soumises à l’impôt sur le revenu, sauf pour certains dispositifs comme le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). En revanche, les départs imposés par l’employeur peuvent être exonérés d’impôts, dans certaines limites (il est toujours utile de se renseigner pour éviter les mauvaises surprises au moment de la déclaration).
Penser à sa retraite
L’indemnité de départ à la retraite va bien au-delà d’une simple somme d’argent ; elle témoigne de la reconnaissance des années passées au sein d’une entreprise. Pour les salariés qui envisagent de franchir ce cap important, il est nécessaire de se tenir bien informé pour préparer sa transition et optimiser ses droits (un sujet qui mérite qu’on s’y attarde pour éviter de regretter plus tard). En comprenant bien ces mécanismes, chacun peut aborder sa retraite de façon sereine tout en profitant au maximum des avantages financiers qui lui sont dus.







