À l’approche des fêtes de fin d’année, une tradition qui plaît encore à beaucoup de Français revient : la vente des calendriers par les pompiers et les facteurs. Ces calendriers rappellent les almanachs d’antan, mais ils servent surtout à soutenir financièrement des professions que beaucoup jugent indispensables au quotidien. À l’heure du tout numérique, ça peut paraître désuet pour certains, mais leur vente reste une source de revenus importante pour des œuvres sociales indispensables.
Quel montant donner ?
On se demande souvent combien donner aux pompiers et aux facteurs pour les calendriers 2026. Selon le magazine Pleine Vie, beaucoup trouvent que 5 euros peuvent être un peu justes, car cela ne laisse pas vraiment de marge pour les vendeurs. C’est pourquoi il est conseillé de prévoir au moins 10 euros. Ce montant couvre le prix d’achat du calendrier, estimé entre 2 et 3 euros, et prend aussi en compte le temps passé par ces professionnels à distribuer les calendriers en dehors de leurs heures de travail. Rappelons quand même que le montant libre reste la règle : c’est chacun qui juge ce qu’il veut donner.
Côté fiscalité, il faut savoir que l’achat de ces calendriers ne donne pas droit à une réduction d’impôt. L’administration considère en effet que recevoir un calendrier constitue une contrepartie, ce qui rend l’achat inéligible à une déduction fiscale. Les dons véritablement désintéressés, eux, sont ceux qui donnent lieu à un reçu fiscal.
Un rituel autorisé, mais encadré
Les pompiers ont l’autorisation officielle depuis 1946 de vendre ces calendriers, à condition d’être en tenue et de pouvoir présenter leur carte professionnelle. Les facteurs bénéficient d’une tolérance similaire : ils n’agissent pas au nom officiel de La Poste, mais achètent eux-mêmes leurs almanachs pour les distribuer, souvent en uniforme et munis de leur carte professionnelle. La Poste demande toutefois des précautions pour éviter les abus : en cas de doute, il est conseillé de vérifier auprès de la mairie ou de contacter le 17 (numéro d’urgence pour la police) pour signaler une éventuelle fraude.
Autrefois, d’autres métiers, comme les éboueurs, participaient aussi à cette tradition. Dans certaines villes, comme Paris, cette pratique est aujourd’hui interdite pour cette profession.
La fonction purement utilitaire des calendriers a diminué avec les smartphones, mais leur valeur sociale et communautaire reste réelle. Les visuels mettent souvent en avant des paysages bucoliques, des petits chats, ou des soldats du feu en action, et apportent une touche chaleureuse à cet acte de soutien.




