Le plastique proscrit par l’école de voile des Glénans

Glénans plastique-SocialMag
  • Publié le: vendredi 24 mai 2019

Dans le sud du Finistère, l’école de voile des Glénans veut en finir avec le plastique. Le 24 avril dernier elle a annoncé, dans un soucis environnemental, vouloir bannir complètement les bouteilles en plastique qui génèrent à elles seules près de 2 tonnes de déchets par an.

« L’école de voile des Glénans a toujours considéré la question environnementale comme une composante fondamentale à sa raison d’être », a déclaré Tom Daune dans un communiqué. Ce délégué général de l’association qui s’occupe de cette école bretonne se sent particulièrement concerné par la question écologique. Jusque là, chaque année, c’était plus de 70 000 bouteilles d’eau qui étaient consommées par les 16 000 stagiaires, soit près de 2 tonnes de plastique.

La première école de voile d’Europe, créée en 1947, est divisée sur plusieurs sites dont celle de l’archipel des Glénan. Une configuration spartiate, éloignée d’une vingtaine de kilomètres au large des côtes, sans eau potable. Les bouteilles étaient jusqu’à présent acheminées depuis le continent, consommées sur les îles puis évacuées de nouveau vers le continent sous forme de déchets. Une danse bien singulière lourde de conséquences pour l’environnement. « Bien sûr l’école a depuis longtemps appris à recycler l’eau de pluie et à faire un usage raisonné des nappes phréatiques », explique un des établissement qui utilisait à lui seul 63 000 bouteilles à usage unique par an.

Depuis peu, les stagiaires sont encouragés à se servir directement aux bonbonnes consignées de 10 litres, avec leur propre gourde, réduisant considérablement l’utilisation du plastique. Une protection environnementale qui passe aussi par l’installation de toilettes en lombricompostage.

Nicolas Roncière, chef de base de l’école de voile, a également annoncé des futurs chantiers de réaménagement. Notamment la configuration de nouveaux dortoirs, visant à « une diminution de la capacité d’accueil au profit d’une meilleure qualité ».

Un écosystème fragile

Divisée en plusieurs sites dans des régions françaises différentes (Bretagne, Hérault, Corse), l’école rassemble plus d’une centaine d’employés et 1 000 bénévoles. Sur les 16 000 nouveaux stagiaires reçus chaque année, 14% sont étrangers.

Des chiffres vertigineux aux conséquences écologiques évidemment graves pour cet écosystème maritime fragile. D’ailleurs, selon Tom Daune, « il suffit de passer quelques jours sur nos sites pour mesurer combien cette nature (…) nécessite d’être préservée ». Et Tom Daune est bien décidé à tout mettre en place pour protéger du mieux possible les eaux turquoises des Glénan.

Les Nations Unies révèlent que sur les 300 millions de tonnes de plastique produites tous les ans, huit millions se retrouvent dans les océans. Il ne s’agit là que du plastique. Parmi les déchets, bien d’autres matériaux à l’état brut en contact avec l’eau de la mer, nécessitent pour certain jusqu’à 5 000 ans pour totalement se désintégrer.

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