Gaspillage alimentaire : des solutions aux invendus

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  • Publié le: mercredi 23 octobre 2019

Ce mercredi 16 octobre 2019 était la « Journée de lutte contre le gaspillage alimentaire ». Alors que la France s’était engagée en juin 2013 à réduire de moitié ce gaspillage d’ici 2025, les solutions sont aussi multiples que complexes, et ne dépendent pas que de la grande distribution.

En France, 10 millions de tonnes de nourriture comestible seraient chaque année jetées à la poubelle, selon l’Ademe (l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’Énergie), soit l’équivalent de 150 kg par an et par habitant.

« Inacceptable »

Une aberration en 2019, quand on sait que 93% des particuliers français estiment ce gaspillage « inacceptable », selon le sondage réalisé par YouGov, pour Too Good To Go, publié ce mercredi 16 octobre 2019.

Preuve de bonne foi, 30% de ces sondés estiment que la meilleure solution pour remédier à ce gaspillage est de cuisiner les restes, 26% seraient d’avis de planifier les repas, 24% de congeler et 10% de vérifier les dates de limites de consommation.

Les paniers surprises et le « sticking »

Dans les commerces et la grande distribution, les solutions anti-gaspillage alimentaire se multiplient, sans résoudre totalement le problème. Lucie Basch, est la co-fondatrice de l’application anti-gaspillage pour smartphone Too Good To Go. Elle explique que cette solution permet aux utilisateurs de l’application de se rendre chez les commerçants les plus proches qui proposent les « paniers surprise », composition des invendus du jour, à petits prix.

L’application, qui visait à l’origine essentiellement les petits commerçants de quartier, a finalement intrigué les enseignes de la grande distribution. Depuis, Carrefour, Leclerc, Intermarché ou encore Biocoop, travaillent en collaboration avec cette start-up. Depuis son lancement en juin 2016, 10 millions de paniers, ont ainsi été écoulés, permettant de limiter le gaspillage alimentaire.

De son coté, Christophe Menez loue l’efficacité de son entreprise Zero-Gâchis. Cette solution, appelée « le sticking », permet d’appliquer des promotions sur les produits qui approchent la date de péremption. Une option non négligeable pour cet entrepreneur qui se satisfait des résultats : « Plusieurs supermarchés arrivent aujourd’hui à valoriser 65% de leurs invendus alimentaires ».

Les dons aux associations

Autre piste : lancée en janvier 2019, l’application Phenix permet de donner les invendus à des associations caritatives. Mais là encore, ce n’est pas la solution miracle : « Le don aux associations n’est qu’une solution anti-gaspi qui ne marche pas à tous les coups. Déjà, ces associations ne sont pas ouvertes tous les jours. Par ailleurs, la quantité d’invendus est parfois trop importante par rapport à leurs besoins ou, au contraire, trop faible pour organiser une collecte », explique Léonore Perrin, responsable communication de Phenix.

Lucie Bash rappelle néanmoins que ce gâchis n’est pas seulement le fait de la grande distribution, et qu’il appartient aussi à la production agricole, la transformation ou encore la restauration. Un travail qui s’avère titanesque dans un contexte où les ressources continuent de s’épuiser doucement mais sûrement…

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