Aujourd’hui, beaucoup se posent la question de retarder la retraite. Travailler au-delà de 67 ans séduit de plus en plus d’actifs, aussi bien pour des raisons financières que pour le plaisir de rester actif dans ce qu’ils font. Rien n’empêche de continuer à bosser après cet âge, voire même après 70 ans. On va voir ensemble ce que cela implique pour les salariés et les employeurs dans le débat sur la retraite.
La flexibilité pour repousser sa retraite
Pour continuer à travailler après 67 ans, il faut obtenir l’accord de l’employeur pour décaler le départ à la retraite. Cette démarche est souvent appréciée pour accumuler des trimestres en plus ou bénéficier d’une surcote. En effet, chaque trimestre de boulot après 67 ans augmente le montant de la pension avec une surcote de 1,25 % par trimestre. C’est un avantage non négligeable pour améliorer sa retraite.
Les syndicats se mobilisent pour repousser l’âge légal de départ, en soulignant que cette possibilité attire ceux qui veulent gonfler leur pension ou qui trouvent encore du plaisir dans leur métier. Pour ces travailleurs, continuer après 67 ans peut être une manière d’augmenter leurs revenus futurs tout en restant engagés dans leur activité.
Les conditions et options après 70 ans
Passé le cap des 70 ans, la donne change un peu. Un employeur peut décider de mettre fin à l’activité du salarié. Mais si l’employeur ne prend pas cette initiative, rien n’empêche le salarié de continuer à travailler.
Il n’existe aucune limite légale qui empêche de bosser après 70 ans, dès lors que la personne est apte à exercer son activité. Plusieurs possibilités se présentent alors :
- rester sur le même poste,
- opter pour un temps partiel avec une retraite progressive,
- ou prendre sa retraite officiellement pour ensuite reprendre un emploi sous le régime du cumul emploi-retraite.
Cela laisse la possibilité à chacun d’ajuster son rythme de travail selon ses envies et besoins.
Les avantages financiers et statutaires
Pousser son départ à la retraite offre plusieurs avantages financiers notables. Travailler jusqu’à 70 ans permet d’éviter une décote sur la pension et offre trois années en plus pour valider des trimestres manquants. Chaque trimestre validé améliore ainsi la proratisation de la retraite et peut contribuer à augmenter le salaire annuel moyen si les dernières années figurent parmi les 25 meilleures, contrairement à un départ anticipé.
De plus, continuer à travailler ne sert pas qu’à cotiser davantage pour la retraite complémentaire, il permet aussi d’accumuler des points dans ce régime. Même s’il n’y a pas de surcote après 67 ans dans ce système précis, ces points peuvent faire grimper le montant final versé quand on mettra enfin le point final à sa carrière.
Enfin, garder son statut de salarié garantit la couverture sociale et les avantages liés à l’ancienneté. Tant que la demande officielle n’est pas faite auprès des organismes compétents, il est possible pour la personne qui choisit cette voie – souvent appelée « retraite progressive » – de réduire petit à petit ses heures de travail tout en préparant sereinement son départ définitif du monde professionnel.
L’idée que l’on puisse aujourd’hui non seulement envisager, mais même être encouragé à continuer à travailler après un certain âge, par plusieurs acteurs économiques nationaux et internationaux amène chacun à repenser sa propre trajectoire professionnelle.
