Earthship Sisters : des femmes dans la transition écologique

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  • Publié le: lundi 17 janvier 2022

A Marseille, une académie aide à développer un leadership féminin sur les questions de transition écologique. Créée en 2018, la formation a permis à 22 entreprises en lien avec l’écologie de voir le jour.

Plus qu’une académie basée à Marseille, Eathership Sisters, qui se prépare à accueillir sa troisième promotion depuis sa création en 2018, est surtout devenu un mouvement. Un mouvement de femmes pour les femmes et leur pouvoir écologique.

C’est parce qu’elle en a eu assez des promesses politiques non tenues ou « peu impactantes » autours des questions écologiques, que Déborah Pardoa a laissé tomber son poste de chercheuse à Cambridge pour co-créer cette académie.

« Mer, leadership, femmes » : un triptyque écoféministe qui fait sens

« J’ai découvert la sororité, je suis passée de l’égo individualiste, après dix ans en CDI dans une grande entreprise, à un égo collectif. C’était la première fois de ma vie que je me retrouvais dans un écosystème bienveillant, et que j’ai appris aussi à prendre soin de moi », raconte Maud Jego, devenue la cofondatrice de Great Village.

Ce programme sororal et écologique a accompagné 31 sisters depuis son lancement en 2018 ; 22 entreprises ont été créées et la prochaine promotion recevra encore 24 nouvelles recrues, porteuses de projet nouveaux pour l’environnement.

« C’est incroyable, il y a vraiment un sentiment d’appartenance à quelque chose de plus grand que nous », confie l’une des actuelles sisters, parallèlement ses recherches en écologie à Grenoble.

Un programme complet

Les femmes reçues « s’engagent pour un an », explique la fondatrice et se forment « en parallèle de leur vie professionnelle ». Les deux-cents heures de formation sont nécessaires pour apprendre à monter un projet lié à l’écologie. Deux expéditions en voile et des week-ends en pleine nature sont aussi proposés par l’académie, qui a tout de même un coût : « 25 000 euros par sisters », explique la directrice. « On finance les deux-tiers en allant chercher des subventions et du mécénat. On leur demande de compléter à hauteur de 7 000 euros. On les forme à la levée de fonds, certaines arrivent à obtenir un financement auprès d’entreprises ».

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