Le Kazakhstan met en avant ses efforts en matière d’inclusion

  • Publié le: mardi 14 décembre 2021

Beknur Zhanibekuly, jeune prodige en situation d’handicap, concourra pour la 19e édition de l’Eurovision Junior aux couleurs du Kazakhstan. Des efforts remarqués de la part de ce gigantesque État d’Asie centrale pour mettre en avant l’inclusion et les droits humains. Un volontarisme politique applaudi par les institutions européennes et notamment l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.

Le Kazakhstan choisit la diversité

Réservé aux chanteuses et chanteurs de 9 à 14 ans, le concours de l’Eurovision Junior met en scène une vingtaine de talents venant d’Europe, d’Asie centrale et d’Australie. En effet, tous les membres de l’Union européenne de radio-télévision (UER) peuvent y participer, ainsi que l’Australie depuis 2015 et le Kazakhstan depuis 2018. Et c’est une première pour la France: la 19e édition de l’Eurovision Junior se tiendra cette année le 19 décembre prochain à la Seine musicale, dans l’ouest parisien. L’édition 2020 avait vu la consécration de Valentina avec la chanson « J’imagine », première victoire de la France à cette compétition artistique. La jeune artiste est arrivée en tête, avec 200 points, juste devant le candidat du Kazakhstan. Mais cette année, il y a fort à parier que les feux des projecteurs seront rivés vers ce même Kazakhstan et son candidat au profil si particulier.

Beknur Zhanibekuly, âgé de 9 ans, est atteint de phocomélie. Né sans bras, il est le premier enfant en situation de handicap à participer à cette manifestation artistique qui attire un public familial et qui devrait réunir pas moins de 30 millions de téléspectateurs cette année. Beknur Zhanibekuly, qui vit à Strasbourg depuis deux ans, a tout d’un jeune prodige. En plus d’être quadrilingue (français, anglais, kazakh et russe), il chante depuis l’âge de 6 ans et a déjà fait ses preuves à des milliers de kilomètres de là. Après avoir gagné le prix du public à l’Eurovision nationale au Kazakhstan aux côtés d’Alinur Khamzin (prix du jury), l’académie a décidé, le 6 décembre dernier, d’envoyer pour la première fois un duo de candidats. Du côté de la France, c’est le jeune chanteur Enzo qui chantera aux couleurs de l’Hexagone.

700 assistants pédagogiques déployés à travers le pays

En plus de représenter le Kazakhstan, Beknur Zhanibekuly symbolise également le vent de changement dans la gigantesque république d’Asie centrale. L’initiative illustre notamment les avancées du pays en matière de visibilité et d’inclusion des handicapés. Comptant 600 000 personnes en situation de handicap sur ses 18 millions d’habitants, le pays avait ratifié, en 2015, la Convention relative aux droits des personnes handicapées. A ce titre, l’exécutif met tout en œuvre pour améliorer les conditions de vie de ses concitoyens. En 2016, l’ex-président Noursoultan Nazarbaïev avait, par exemple, ordonné que les médaillés des Jeux paralympiques reçoivent la même récompense financière que ceux des J.O.

Quant au volet éducatif, le Kazakhstan a introduit un poste intitulé « assistant d’enseignement dans les écoles », ce qu’a annoncé récemment le ministère de l’Éducation et des Sciences du Kazakhstan. Sa mission ? A l’image des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) français, ces spécialistes doivent favoriser l’éducation inclusive et l’élaboration de programmes éducatifs individuels, accompagner les écoliers ayant des besoins particuliers – par exemple, aider celui qui a des difficultés pour se déplacer – et, plus largement, s’assurer de la sécurité et de la santé des élèves. Dans un premier temps, 700 assistants pédagogiques ont été déployés dans le pays.

Des efforts applaudis par les institutions européennes

Une bonne voie prise par Nur-Sultan, encouragée par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE). En novembre dernier, son président, Rik Daems, était en déplacement officiel à l’occasion du 30e anniversaire de l’indépendance du pays. A cette occasion, M. Daems a salué les efforts du Kazakhstan en matière de droits humains. Rik Daems a profité de sa venue pour visiter notamment le premier cabinet de soutien à l’inclusion à l’école publique de Nur-Sultan. Ces initiatives marquent de grandes avancées politiques et sociétales dans cet ancien satellite de l’Union soviétique, où les handicapés furent longtemps isolés dans des instituts d’État.

 

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