L’imminence des catastrophes climatiques annoncées par le Giec au cœur des discussions de l’ONU

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  • Publié le: lundi 14 février 2022

Ce lundi 14 février 2022, s’ouvre une discussion de dix jours à huis clos entre les chercheurs de l’ONU, à propos du deuxième rapport du Giec. Selon le premier rapport publié en août dernier, la planète a pris environ 1,1°C depuis le début de l’ère industrielle (l’équivalent d’un siècle et demi) et les conséquences sur l’environnement sont déjà catastrophiques (sécheresses, incendies, tempêtes, inondations, etc). Le Giec estimait alors que le mercure atteindrait, autour de 2030, soit dix plus tôt que prévu, +1,5°C.

« Les enjeux n’ont jamais été aussi élevés », a avertit Hoesung Lee, le président des experts climat de l’ONU, tandis que s’ouvre ce lundi 14 février une discussion de dix jours sur un nouveau rapport du Giec.

Si le premier volet du rapport alarmait sur l’accélaration du dérèglement climatique et l’impact sur l’environnement (insistant sur la nécessité de ne pas dépasser +1,5°C d’ici 2030), ce deuxième opus, se penche, sur les impacts du réchauffement climatique et la façon de s’y préparer.

« Reconnaître les preuves n’est un premier pas »

« Nous savons que le monde est déjà informé des preuves scientifiques que le Giec a présenté d’année en année, de décennie en décennie, mais reconnaître les preuves n’est qu’un premier pas », a-t-il déclaré, avant d’indiquer que : Les pays, les villes, les entreprises, les investisseurs et les acteurs individuels, les consommateurs doivent transformer ce premier pas en sprint si nous ne voulons pas dépasser +1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle », considérant ce rapport comme capital pour aider les décideurs mondiaux à dessiner les réponses aux impacts climatiques ».

Tandis que les Jeux Olympiques ont débuté à Pékin, le patron de l’Organisation météorologique mondiale, Petteri Taalas, a, quant à lui, expliqué que : « Nous avons des athlètes très performants, et si vous les dopez, ils sont encore plus performants. C’est ce que nous avons fait à l’atmosphère. Nous l’avons dopée avec les énergies fossiles ».

Entre espoir et inaction

« Oui, on va vers des risques de plus en plus élevés, dans tous les secteurs, quasi dans toutes les régions. Mais ça fait combien d’années que le Giec le dit ! Alors là on va le redire, mais est ce que ça va changer radicalement la façon dont les acteurs économiques, les acteurs politiques, la population voient le futur ? Je ne sais pas. Est-ce que ça va réveiller les consciences ? J’espère que oui », se désole Alexandre Magnian, chercheur à l’institut français IDDRI.

Un troisième volet du rapport est prévu en avril et se concentrera sur les solutions permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

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