Fini les arrêts maladie de plusieurs mois : ce que prépare le gouvernement pour septembre 2026 change tout pour les salariés

Dès septembre 2026, votre arrêt maladie ne pourra plus durer plus de 31 jours d’un coup. Ce que cache vraiment ce nouveau découpage pour les salariés et les entreprises risque de vous surprendre.

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Fini les arrêts maladie de plusieurs mois : ce que prépare le gouvernement pour septembre 2026 change tout pour les salariés
Fini les arrêts maladie de plusieurs mois : ce que prépare le gouvernement pour septembre 2026 change tout pour les salariés © Social Mag

Un salarié arrêté pour plusieurs mois ne recevra plus, dès sa première consultation, un certificat couvrant toute la période. À partir du 1er septembre 2026, la durée des arrêts de travail sera encadrée par un plafond : 31 jours maximum pour une première prescription, 62 jours pour chaque prolongation, confirme le 20 Minutes. Un décret du 12 juin 2026 fixe cette règle, qui concerne les prescriptions établies par les médecins, sages-femmes et chirurgiens-dentistes.

Jusqu’à présent, aucune durée maximale n’encadrait légalement ces prescriptions. Le gouvernement envisageait initialement un autre découpage, quinze jours pour un premier arrêt prescrit par un médecin de ville et trente jours pour une prescription hospitalière, avant de retenir la formule des 31 et 62 jours. La mesure a été introduite via la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, qui fait partie d’une réforme de gouvernance.

Un suivi plus fréquent, pas une durée d’absence raccourcie

La réforme ne fixe aucune limite à la durée totale d’un arrêt. Une pathologie lourde, une convalescence longue ou une situation médicale complexe pourront toujours justifier plusieurs mois d’absence. Ce qui change, c’est le découpage : au lieu d’un long arrêt fixé d’emblée, le suivi passera par des rendez-vous plus réguliers.

Concrètement, si l’arrêt doit se poursuivre au-delà de 31 jours, une nouvelle évaluation médicale sera nécessaire avant toute prolongation. Le site officiel Service-Public précise qu’il restera possible de prolonger l’arrêt au-delà du plafond si le professionnel de santé l’estime nécessaire, en tenant compte de l’évolution réelle de l’état de santé du patient et, lorsqu’elles existent, des recommandations de la Haute Autorité de santé. La télémédecine pourra être utilisée pour certaines prolongations, dans les conditions prévues par le code de la santé publique.

Prenons l’exemple d’un salarié victime d’une fracture nécessitant trois mois d’immobilisation. Dès septembre, son premier arrêt sera limité à 31 jours. Avant la fin de cette période, il devra revoir un professionnel de santé pour faire le point et obtenir, si nécessaire, une prolongation.

Ce rendez-vous supplémentaire peut être perçu comme une contrainte, mais il permet aussi d’ajuster la prise en charge : constater l’évolution de la guérison, prescrire des soins complémentaires ou envisager une reprise progressive.

Les règles de base des indemnités journalières ne bougent pas. Le délai de carence reste fixé à trois jours pour les salariés du régime général, sauf dispositions plus favorables prévues par l’employeur, la convention collective ou un accord spécifique.

Une hausse de 10 % des arrêts indemnisés depuis 2019

Le gouvernement justifie cette réforme par l’évolution des chiffres. Selon les données qu’il a rapportées, le nombre d’arrêts de travail indemnisés a progressé de 10 % entre 2019 et 2024, pour atteindre 9,1 millions. Les indemnités journalières versées par l’Assurance Maladie ont représenté 17,9 milliards d’euros en 2025.

Les pouvoirs publics disent vouloir renforcer le suivi des arrêts longs et limiter les prescriptions très étendues dès le premier rendez-vous, sans supprimer les arrêts prolongés mais en multipliant les points de contrôle médicaux et administratifs.

Un second décret, publié le même jour (samedi 13 juin), fixe à quatre ans la durée maximale de versement des indemnités journalières dans le cadre d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle. Cette mesure entrera en vigueur à partir de 2027. Les assurés restent par ailleurs soumis à un plafond de 360 jours d’indemnités journalières sur une période de trois ans.

Pour les entreprises, la réforme se traduira surtout par un suivi administratif plus dense : des arrêts fractionnés en prescriptions plus courtes signifient davantage de prolongations à traiter, plus d’échéances à surveiller et une attention particulière à porter à la paie.

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