Selon la psychologie, les gens qui caressent sans cesse des chats partagent ces traits de personnalité

Saviez-vous que passer seulement 10 minutes avec un chat peut réduire votre stress ?

Publié le
Lecture : 2 min
Selon la psychologie, les gens qui caressent sans cesse des chats partagent ces traits de personnalité
Selon la psychologie, les gens qui caressent sans cesse des chats partagent ces traits de personnalité © Social Mag

Les interactions avec les animaux, et plus particulièrement celles avec les chats, intéressent beaucoup les chercheurs quand il s’agit de réduire le stress. Une nouvelle étude publiée dans la revue Anthrozoös par la Washington State University (WSU) se penche sur l’idée d’intégrer des chats dans les programmes universitaires de réduction du stress. Jusqu’ici, ces initiatives ont surtout mis l’accent sur les chiens, et les félins ne sont pas encore exploités à leur plein potentiel.

Un regain d’intérêt pour les chats à l’université

L’étude, coécrite par Patricia Pendry et Joni Delanoeije (KU Leuven, Belgique), a interrogé plus de 1 400 étudiants et membres du personnel provenant de plus de 20 établissements universitaires. Les chercheuses ont étudié plusieurs facteurs, comme l’antériorité de possession de chats et des traits de personnalité précis, notamment l’émotionnalité.

L’émotionnalité, une dimension du modèle des Big Five, se définit comme la tendance à ressentir et réagir fortement aux émotions. Selon l’étude, ce trait prédit de façon significative l’intérêt pour les interactions avec les chats, bien plus que le rôle universitaire, l’âge ou même le fait d’avoir déjà eu des animaux.

Personnalité et bienfaits physiologiques

Les personnes ayant une émotionnalité élevée montrent une nette préférence pour passer du temps avec des chats dans le cadre de programmes anti-stress. Ces échanges donnent des bénéfices mesurables : on observe une baisse du cortisol salivaire après à peine 10 minutes de caresses. Ce résultat est soutenu par des travaux du Cornell Feline Health Center.

Des sensations simples, la douceur du pelage, le ronronnement apaisant, aident à réguler les émotions rapidement. Contrairement à certaines idées reçues, les personnes très émotionnelles trouvent dans le contact avec les chats une façon efficace de gérer le stress. Les contacts répétés stimulent l’ocytocine, une hormone liée au calme et à l’attachement, ce qui casse les cycles physiologiques du stress.

Chats versus chiens : perceptions et réalité

Même si plus de 85 % des programmes actuels mettent l’accent sur les chiens, l’étude souligne l’intérêt d’ouvrir davantage ces interventions aux chats. Les chiens ont souvent plus de visibilité parce qu’ils sont plus disponibles et perçus socialement comme des compagnons fidèles et prévisibles. À l’inverse, les chats sont souvent vus comme imprévisibles et distants, malgré les avantages qu’ils peuvent apporter.

Les chercheuses encouragent la diversité dans le choix des animaux : l’exclusivité des chiens pourrait limiter l’efficacité des programmes. Comme le rappelle Patricia Pendry, « Nos résultats ont révélé que les étudiants sont intéressés à interagir avec des chats », ce qui remet en cause l’idée répandue d’un manque d’intérêt pour les félins.

Suivez-nous sur Google NewsSoutenez-nous en nous ajoutant à vos favoris Google Actualités.

Laisser un commentaire

Share to...