Pourquoi des milliers de pères non mariés vont perdre le droit de transmettre leur nom : le gouvernement confirme la nouvelle règle

Une nouvelle loi en Indiana redéfinit l’attribution des noms de famille pour les enfants nés de parents non mariés.

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Pourquoi des milliers de pères non mariés vont perdre le droit de transmettre leur nom : le gouvernement confirme la nouvelle règle
Pourquoi des milliers de pères non mariés vont perdre le droit de transmettre leur nom : le gouvernement confirme la nouvelle règle © Social Mag

Le cadre légal qui régit l’enregistrement des noms de famille pour les nouveau-nés dans l’État de l’Indiana (États-Unis) évolue. Une nouvelle disposition vise à clarifier le fonctionnement du registre des noms de famille et à redéfinir l’identité familiale des enfants nés de parents non mariés. Cette réglementation est très importante pour de nombreuses familles, affectant directement la façon dont l’identité des enfants est reconnue légalement dès la naissance.

Ce que prévoit la nouvelle réglementation

Le principe central de cette règle est simple : si aucun lien légal n’est établi avec le père, les enfants nés de parents non mariés seront inscrits uniquement sous le nom de famille de la mère, confirme Cronista. La règle est même formulée ainsi : « Les enfants seront inscrits uniquement avec le nom de famille de la mère » lorsque la paternité n’est pas formellement reconnue. C’est une évolution notable dans la manière dont les certificats de naissance sont gérés.

Conséquences documentaires : si le père n’a pas établi sa paternité légalement, son nom ne figurera pas sur le certificat de naissance officiel. Ce document, vital pour les démarches administratives de l’État, ne mentionnera que la mère, sauf si le père remplit certaines conditions.

Comment inscrire le nom du père

Pour que le nom du père apparaisse sur l’acte de naissance, plusieurs conditions légales doivent être réunies, surtout lorsque les parents ne sont pas mariés. La filiation légale et la paternité établie sont des prérequis incontournables : la paternité doit être reconnue légalement avant la naissance pour que l’inscription du nom paternel soit possible.

Les voies possibles pour que le nom du père figure sur le document officiel comprennent trois mécanismes principaux :

  • Mariage légal des parents au moment de la naissance, ou si le bébé naît dans les 300 jours suivant un divorce.
  • Déclaration jurée de paternité : elle peut être faite à l’hôpital, dans un délai de 72 heures après la naissance avec la signature conjointe des deux parents, ou au Département de la Santé (au département de la santé de l’État) à tout moment avant que l’enfant atteigne sa majorité (généralement 18 ans aux États-Unis).
  • Détermination judiciaire, par laquelle un tribunal peut intervenir pour établir la paternité par décision de justice.

Ce que ça implique juridiquement et le choix du nom

Quand une déclaration jurée de paternité ou un mariage est établi, cela crée un lien légal permettant la transmission du nom du père à l’enfant. Cette reconnaissance comprend aussi la reconnaissance administrative de la filiation paternelle par l’État. Une fois la paternité établie, les parents ont plusieurs options : ils peuvent choisir d’attribuer le nom de famille paternel à l’enfant, ou décider de conserver le nom de famille maternel. Cette souplesse laisse aux familles une marge de décision sur l’identité familiale.

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