Cet édulcorant que beaucoup consomment pourrait fragiliser le cerveau et inquiéter les médecins

L’érythritol, un édulcorant populaire, pourrait sérieusement compromettre votre santé.

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Cet édulcorant que beaucoup consomment pourrait fragiliser le cerveau et inquiéter les médecins
Cet édulcorant que beaucoup consomment pourrait fragiliser le cerveau et inquiéter les médecins © Social Mag

L’érythritol, un édulcorant très utilisé parce qu’il apporte peu de calories, suscite des inquiétudes après une étude de 2025 menée par des chercheurs de l’Université du Colorado. Les résultats mettent en évidence des effets potentiellement dangereux de cet additif sur la barrière hémato-encéphalique, ce qui pourrait augmenter le risque d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) ischémiques. Cette découverte pose des questions sur la sécurité des édulcorants dans notre alimentation quotidienne et leurs effets sur la santé.

L’érythritol : à quoi ça sert et où on le trouve

L’érythritol est un alcool de sucre, identifié par le code européen E968, couramment employé comme édulcorant dans de nombreux produits. Il a environ 80 % de la douceur du saccharose et quasiment aucune calorie, d’où sa popularité. On en trouve dans les sodas « zéro », les desserts keto, les barres protéinées, les boissons énergétiques, les glaces allégées, les friandises « sans sucre ajouté » et les produits « keto friendly ». Bien que l’édulcorant soit classé comme sûr par des autorités comme l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et la Food and Drug Administration (FDA) américaine, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) met en garde contre l’utilisation prolongée des édulcorants artificiels pour la gestion du poids.

Ce que l’étude a révélé

Les chercheurs de l’Université du Colorado ont exposé des cellules endothéliales cérébrales humaines à de l’érythritol pendant trois heures. La concentration utilisée était équivalente à celle trouvée dans une boisson ou un dessert « zéro sucre », soit environ 30 grammes, rapporte Sciencealert.

Les résultats montrent un stress oxydatif marqué et une production accrue de radicaux libres, ce qui a affaibli les défenses antioxydantes des cellules. Les vaisseaux cérébraux semblaient mal régulés : on a observé une baisse notable de l’oxyde nitrique et une hausse de l’endothéline 1, entraînant une contraction des vaisseaux. De plus, la capacité du système de fibrinolyse à dissoudre les caillots a été réduite, créant un terrain favorable à un AVC ischémique.

Des preuves venant de cohortes humaines

Pour étayer ces observations, l’étude a aussi utilisé des données issues de cohortes humaines. Une cohorte de plus de 4 000 personnes a été suivie pendant environ trois ans. Les participants présentant les taux sanguins d’érythritol les plus élevés avaient un risque doublé d’infarctus, d’AVC, ou de décès cardiovasculaire par rapport à ceux ayant des taux plus faibles. Ces résultats soutiennent l’idée d’un risque lié à de hauts niveaux d’érythritol, même si la dose quotidienne précise à partir de laquelle la barrière cérébrale est affectée reste incertaine.

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