Recrutements après-crise : entre dynamisme et disparités

recrutements après crise
  • Publié le: mardi 11 mai 2021

Avec la vaccination se profile l’espoir d’une sortie de la crise sanitaire, et avec elle la possibilité pour les entreprises de se relever après de longs mois de fermeture. A condition de recruter : à côté de secteurs dynamiques comme la santé ou les services, le multimédia et le numérique tirent leur épingle du jeu. A l’image du groupe SFAM ou de Capgemini, qui prévoient respectivement 500 et 6200 recrutements en CDI en France en 2021.

Oubliés, les mauvais chiffres de 2020 sur l’emploi. La crise avait entraîné la destruction de plus de 700 000 emplois. En mars dernier, l’Insee évoquait même une perte nette de 284 000 emplois salariés l’an dernier. Serait-ce l’anticipation d’une éclaircie ? Sur le front de l’emploi, les perspectives s’améliorent. En témoigne l’étude annuelle “besoins en main d’oeuvre” publiée mardi par Pôle Emploi, qui évoque 2,723 millions de projets de recrutement pour 2021. C’est 30 000 de plus qu’en 2019, soit une hausse de 1,1%. Le directeur étude et performance de Pôle emploi témoigne : “les entreprises sont un petit peu dans les starting-blocks : dès que les restrictions sanitaires se lèveront, elles seront enclines à embaucher”. Autre bonne nouvelle : 64,3% de ces projets d’embauche sont des emplois durables, en CDI ou CDD d’au moins six mois.

Des secteurs porteurs…

Certains secteurs s’affirment déjà en fer de lance de la reprise. C’est le cas du numérique, relativement épargné par la crise. Transformation digitale des entreprises et généralisation du télétravail lui auront permis de se maintenir, et de générer des besoins de recrutement supplémentaires. Pôle emploi rappelle que 7000 offres de développeur informatique sont actuellement disponibles en ligne. Capgemini, entreprise de services informatiques, vise 6200 recrutements en CDI en France. Le groupe SFAM, spécialisé dans les assurances téléphonie et multimédia, et qui développe son activité dans les équipements high tech, prévoit également de recruter 500 personnes en CDI en France en 2021.

Autre secteur dynamique, celui des services, dont Pôle emploi révèle qu’il est à l’origine de six intentions d’emplois sur dix. En particulier, l’aide à domicile a besoin de main d’œuvre : “Il y a près de 57 000 besoins d’embauche dans les secteurs de l’intervention à domicile, pour accompagner des personnes âgées ou en sortie d’hospitalisation. C’est un enjeu très important à venir” rappelle Catherine Poux, directrice des services aux entreprises de Pôle Emploi.

Mais des disparités inquiétantes

Ces bonnes nouvelles ne doivent pas faire oublier les importantes disparités entre les secteurs. L’industrie et la restauration ne devraient pas redécoller de sitôt. “On a de longue date une baisse de l’emploi dans l’industrie et même si l’on avait commencé à voir une tendance dans l’autre sens, le secteur a été fortement pénalisé par la crise sanitaire”, ne manque pas de souligner Pôle emploi.

Et si les entreprises se disent prêtes à lancer des recrutements, 45% des employeurs interrogés s’attendent à rencontrer des difficultés pour le faire. Certains évoquent “le profil inadéquat des candidats”, mais d’autres reconnaissent que certains facteurs comme “les conditions de travail” ou le “manque de moyens financiers” peuvent être des freins au recrutement. Ce que confirme Christine Lemaire, DRH de SFAM Group : “C’est aujourd’hui la qualité de vie au travail qui prime chez les candidats et salariés.”

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