L’Inde envisage de poster des crocodiles et des serpents pour stopper les clandestins venant du Bangladesh

L’Inde envisage de déployer des reptiles pour surveiller sa frontière avec le Bangladesh.

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L'Inde envisage de poster des crocodiles et des serpents pour stopper les clandestins venant du Bangladesh
L’Inde envisage de poster des crocodiles et des serpents pour stopper les clandestins venant du Bangladesh © Social Mag

Le gouvernement indien a exploré une idée pour le moins étonnante pour freiner l’immigration clandestine le long de sa frontière avec le Bangladesh : déployer des reptiles. Cette proposition, qui a fait parler d’elle, vise à renforcer la surveillance sur des portions de la frontière où il n’y a pas de barrières physiques. Le sujet a été évoqué lors d’une réunion au quartier général de la Force de sécurité aux frontières (BSF) en février 2026, et s’inscrit dans les dernières tentatives du gouvernement de Narendra Modi pour endiguer les passages irréguliers.

Une frontière longue et difficile à surveiller

La frontière indo-bangladaise s’étire sur plus de 4 000 km et traverse des milieux très variés : deltas, marécages, mangroves. La portion qui sépare l’État indien du Bengale occidental du Bangladesh comporte des secteurs non protégés sur plus de 569 km sur un total de 2 216 km, ce qui complique fortement la surveillance et le contrôle des passages clandestins.

La mesure à l’étude consiste à utiliser des serpents et des crocodiles, déployés dans les « intervalles non protégés formés par les rivières ». Selon l’officier de la BSF Manoj Barnwal, qui s’est exprimé auprès de l’AFP, « déployer quelques bataillons de reptiles » est une idée innovante mais qui pose de nombreux défis, comme l’approvisionnement en reptiles et les possibles conséquences pour les habitants des villages frontaliers.

Problèmes logistiques et enjeux diplomatiques

Plusieurs questions pratiques se posent :

  • comment se procurer un tel nombre de serpents et de crocodiles ?
  • Quelles seraient les conséquences environnementales et humaines, notamment pour les villageois vivant le long de la frontière ?

La BSF a demandé à ses unités sur le terrain d’évaluer la faisabilité de cette approche et doit aussi tenir compte de la sécurité des populations locales.

Sur le plan diplomatique, la situation est sensible. La chute de Sheikh Hasina en 2024 et l’arrivée d’un nouveau gouvernement bangladais en février 2026 ont tendu les relations entre New Delhi et Dacca. Le ministre des Affaires étrangères bangladais, Khalilur Rahman, doit effectuer sa première visite officielle en Inde le mercredi 8 avril, ce qui pourrait ouvrir la porte à des discussions sur ces questions sécuritaires.

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