Éviter le soleil serait plus dangereux que fumer, selon cette surprenante étude suédoise

Une étude révèle que fuir le soleil pourrait être aussi risqué que fumer !

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Éviter le soleil serait plus dangereux que fumer, selon cette surprenante étude suédoise
Éviter le soleil serait plus dangereux que fumer, selon cette surprenante étude suédoise | Social Mag

Alors que la fin de l’hiver allonge les jours, une nouvelle étude vient bousculer notre vision de l’exposition au soleil. Pendant des décennies, on nous a répété de « fuir les rayons UV comme la peste » pour protéger la peau. Mais si rester à l’ombre faisait plus de mal que de bien, peut-être même plus que le tabac ? Ce paradoxe ressort à la lumière d’un travail mené par des chercheurs scandinaves qui remettent en cause plus de vingt ans de recommandations strictes.

On revoit les idées reçues

L’enquête, dirigée par le Dr Pelle Lindqvist du Karolinska University Hospital, défie le consensus qui faisait de l’évitement total du soleil une règle incontournable pour la santé. Les chercheurs scandinaves, appuyés par des données solides, ont posé la question suivante : en protégeant notre peau à tout prix, ne néglige-t‑on pas d’autres fonctions vitales du corps ?

L’étude a porté sur près de 30 000 femmes, âgées de 25 à 64 ans, suivies pendant plus de 20 années. Les habitudes d’exposition au soleil des participantes ont été documentées, en éliminant les biais saisonniers et les variations passagères de santé. Le constat est net : les femmes qui évitaient strictement le soleil affichaient un taux de mortalité nettement plus élevé que celles qui s’exposaient régulièrement.

Le soleil, un allié qu’on sous-estime

Les résultats sont frappants : un manque de soleil pourrait tuer autant, voire plus, que la cigarette, explique Le Journal des Seniors. Plus l’exposition au soleil est faible, plus le risque de décès prématuré augmente. Autre surprise : les non-fumeuses qui évitaient le soleil avaient une espérance de vie comparable à celle de fumeuses qui s’exposaient souvent au soleil. Ces chiffres laissent penser que priver le corps de lumière naturelle pourrait avancer l’horloge biologique.

Certes, une exposition excessive augmente le risque de cancers de la peau, et la protection réduit bien ces cancers cutanés. Mais l’étude souligne un paradoxe : les personnes trop protégées ont moins de cancers de la peau, tout en connaissant une mortalité globale plus haute. Le mélanome reste un cancer dangereux, mais, statistiquement, il provoque moins de décès que les maladies cardiovasculaires.

Ce qui se passe dans le corps : mécanismes et carences

La vitamine D, fabriquée par la peau sous l’effet des UVB, joue un rôle majeur dans la santé des vaisseaux sanguins et la régulation cardiaque. Une carence en vitamine D peut favoriser des processus inflammatoires qui abîment les artères. Par ailleurs, l’oxyde nitrique, libéré quand la peau reçoit du soleil, contribue à faire baisser la pression artérielle. Le manque d’exposition est aussi lié à des perturbations des rythmes circadiens et à des effets métaboliques associés au diabète de type 2.

Les risques d’une abstinence solaire totale sont donc importants : augmentation de la mortalité globale liée aux maladies cardiovasculaires, hypertension, diabète de type 2 et processus inflammatoires chroniques. Le manque de soleil est comparé au tabagisme comme un facteur de risque majeur, et le bénéfice d’arrêter de fumer pourrait même être annulé sans exposition solaire suffisante.

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