« Le Jour de la nuit » : lutter contre la pollution lumineuse nocturne

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  • Publié le: samedi 10 octobre 2020

Chaque année, l’association Agir pour l’Environnement organise « Le Jour de la Nuit », un événement qui sensibilise le grand public à l’impact que les éclairages nocturnes ont sur l’environnement. Cette année, il aura lieu le 12 octobre avec plus de 700 animations un peu partout en France.

Et si on éteignait les lumières afin de mieux regarder les étoiles ? C’est ce que propose l’association Agir pour l’Environnement qui lance la 11ème édition de l’événement « Le Jour de la Nuit », le 12 octobre 2020.

Cette manifestation, qui invite notamment les municipalités à éteindre l’éclairage public toute une nuit, permet de sensibiliser le grand public et incite l’État à agir davantage contre la pollution lumineuse. Les municipalités sont de plus en plus nombreuses à participer à l’événement et organisent des animations locales, à travers toute la France, entre extinction complète des luminaires de rues, de ponts mais aussi l’organisation de conférences, des expositions ou encore de l’observation d’étoiles.

Un impact sur la biodiversité

« L’enjeu c’est que les collectivités se saisissent de cette opération pour mettre en place des plans de réduction de l’éclairage public de façon à faire des économies et limiter l’influence de la lumière artificielle sur les écosystèmes nocturnes », explique Stéphane Kerchhove, délégué général d’Agir pour l’Environnement.

La lumière artificielle a augmenté de 94% au cours des vingt dernières années. Aujourd’hui, on compte plus de 9 millions de points lumineux publics en France, plus de 3 millions d’enseignes lumineuses. Qui plus est, 33% de ces luminaires sont vétustes et sont, de fait, source de surconsommation.

Cette pollution a des conséquences néfastes pour les écosystèmes, aussi bien la faune que la flore. Selon l’Association française de l’éclairage, la lumière artificielle serait la seconde cause humaine de mortalité des insectes, après l’utilisation des pesticides.

Des économies financières

Selon Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie (ADEME), la moitié de la facture électrique française est due à l’éclairage public. De plus en plus conscientes du coût financier et environnemental que le problème engendre, les municipalités s’engagent davantage à réduire leur consommation électrique de lumière. Pourtant, la bataille n’est pas gagnée, face au « laissez-faire en matière de publicité et d’enseignes lumineuses », rappelle Stéphane Kerchkove.

L’association Agir pour l’Environnement réclame à la Ministre de la Transition écologique de revoir les horaires d’extinction dans l’espace public : « Selon la loi, les bureaux et les commerces doivent éteindre entre 1h et 5h du matin. Nous plaidons pour que cette amplitude soit élargie d’au moins 23h à 6h du matin. » Des sanctions sont également demandées par l’association en cas de non application de la loi.

S’il est impossible d’éteindre toutes les lumières du monde, il est indéniable qu’elles sont pourtant un polluant et ne devraient être utilisées que de manière nécessaire, afin de réduire notamment les émissions de gaz à effet de serre.

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