L’environnement : préoccupation numéro 1 des consommateurs français

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  • Publié le: mardi 9 juillet 2019

Une étude récente révèle que, selon les distributeurs, l’environnement est devenu la première préoccupation des consommateurs de France et du Royaume-Uni, devant la qualité des produits. Si les responsables de magasins commencent à intégrer la nécessité de mettre en place des process plus écologiques, et si certains mettent la pression sur leurs fournisseurs pour des produits plus écoresponsables, peu d’entre eux ont adopté une telle démarche dans leurs propres emballages.

Une vaste étude a été menée par Bazaarvoice auprès de 600 responsables de la supply chain et du marketing dans le secteur de la distribution, en France, en Allemagne et au Royaume-Uni. Elle porte sur l’importance accordée aux problématiques environnementales.

Pour les distributeurs, les consommateurs sont plus que sensibles à l’environnement

Et, selon le point de vue des distributeurs, l’environnement et les questions écologiques sont devenus la préoccupation numéro 1 des consommateurs, devant (pour la première fois) la qualité des produits. Au Royaume-Uni, c’est l’avis de 55% des sondés. En France, de 49% des sondés. Seule l’Allemagne continue de placer la qualité des produits juste devant l’environnement (46% contre 40%).

Reste à savoir ce que font les distributeurs de ce changement de paradigme. 90% d’entre eux utilisent ainsi les avis de leurs clients pour convaincre les industriels d’adopter des démarches plus écologiques.

Pas encore l’heure des emballages recyclables à grande échelle…

Mais dans leur propre magasin, que font les distributeurs ? 75% d’entre eux investissent dans des matériaux de meilleure qualité (81% en France). Mais la bascule généralisée vers des emballages recyclables semble encore loin.

Certes, 88% des distributeurs français admettent réfléchir à l’utilisation d’emballages recyclables – preuve que la prise de conscience est là. Mais seuls 13% d’entre eux sont passés aux actes. Ce qui signifie que les ¾ des distributeurs français pensent à cette solution, mais sans l’appliquer encore. Pour l’heure, si les distributeurs français investissent 3,4 millions d’euros par an pour reconditionner les produits et en rendre les emballages plus écologiques, la marge de progression reste considérable.

La carotte et le bâton

Une solution pourrait venir du cadre réglementaire. 27% des sondés français estiment ainsi que des lois plus coercitives les pousseraient à franchir le pas et adopter une démarche plus écologique. La carotte (satisfaite le consommateur) et le bâton (la crainte de la loi) : toujours aussi complémentaires…

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