Un ultime recours contre le parc éolien en mer de Saint-Brieuc rejeté par la justice

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  • Publié le: jeudi 3 décembre 2020

Cinq associations écologistes, opposées au projet de parc éolien en mer dans la baie de Saint-Brieuc, avaient déposé un ultime recours face à la justice française. Le Conseil d’État l’a finalement refusé.

Mercredi 2 décembre 2020, le conseil d’État français a rejeté l’ultime recours qu’avait lancé cinq associations écologistes contre la création d’un parc éolien en mer, dans la baie de Saint-Brieuc, en Côte d’Armor. Les associations voulaient faire annuler un arrêt de la cour administrative d’appel de Nantes en date du 26 mars 2019, qui donnait son feu vert au parc. Elles avaient pour cela saisi le Conseil d’État.

La plus haute autorité administrative de France a certes annulé, pour vice de forme, l’arrêt du 26 mars 2019, mais elle a également jugé, sur le fond, que la demande des associations n’était pas fondée, en estimant notamment que les changements apportés au projet original, pointés du doigt pas les associations, ne sont que « de modifications sans dangers et sans inconvénients significatifs ».

“Il s’agissait du dernier recours déposé par les opposants auprès d’une juridiction française contre ce projet”, a réagi la société Ailes Marines, qui doit construire et exploiter le parc.

Entre France et Espagne

Le parc éolien devrait être érigé à 16 kilomètres des côtes les plus proches de la baie de Saint-Brieuc. D’une capacité de 500 MégaWatts, avec 62 éoliennes de plus de 200 mètres de haut (pour entre 30 et 42 mètres sous l’eau), le parc devrait alimenter 835 000 foyers en électricité et améliorer l’autonomie énergétique de la région Bretagne.

Le projet a été confié à la société AilesMarines, filiale du groupe espagnole Iberdrol, qui collabore avec l’industriel espagnol Navantia-Windar pour la fabrication des fondations des éoliennes. 34 des 62 fondations seront ainsi assemblées dans l’usine de Navantia-Windar, sur le nouveau polder de Brest, les autres le seront en Espagne.

Promesse d ’emplois et pêcheurs mécontents

En plus de la transition écologique qu’elle apporterait, ce chantier va permettre de créer des emplois : « Le chantier, en plein air, organisé à l’horizontale, mobilisera entre 2021 et 2023 un minimum de 250 emplois équivalent temps plein », avait déclaré dans un communiqué Ailes Marines en septembre 2019.

Pourtant, craignant l’impact des travaux sur la ressource halieutique, des associations de pêcheurs bretons ont maintes fois menacés et agit face aux porteurs du projet. Ils ont fini par déposer un autre recours, non suspensif, qui se trouve entre les mains de la cour européenne de justice. Selon ces associations, cette construction maritime pourrait détériorer leurs conditions de travail ; elles soulignent notamment qu’aucune étude n’a été faite pour vérifier l’impact du bruit sur les animaux marins.

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