Les entreprises françaises sont-elles en train de se féminiser ? En tout cas c’est ce que révèle le classement Ethics&Boards qui a évalué les 120 plus grosses entreprises françaises.
Il y aurait 42% de femmes dans les instances dirigeantes des sociĂ©tĂ©s françaises cotĂ©es en bourse selon le palmarès Ethics&Boards qui a Ă©valuĂ© les 120 plus grosses entreprises françaises en fonction de la part des femmes dans leurs instances dirigeantes. GĂ©cina et L’OrĂ©al figurent en tĂŞte du podium avec 50% et 46,2% de femmes au sein de leur conseil d’administration.
Un chiffre en hausse par rapport Ă 2016
Ethics&Board n’en est pas Ă la première Ă©dition de son palmarès qui fĂŞte ses 5 ans en 2017. Et on constate une tendance plutĂ´t positive puisqu’en 2017, le pourcentage Ă©tait de 38% pour les entreprises cotĂ©es. Et c’est probablement grâce Ă la loi 27 janvier 2011, relative Ă la reprĂ©sentation Ă©quilibrĂ©e des femmes et des hommes au sein des conseils d’administration et de surveillance que cette progression fulgurante a eu lieu. Les grandes et moyennes entreprises doivent depuis le 1er janvier 2017 prĂ©senter une proportion de femmes administrateurs de 40% sous peine de sanctions (annulation des nominations et non-versement des jetons de prĂ©sence). Selon une annonce du secrĂ©tariat d’Etat chargĂ© de l’égalitĂ© hommes/femmes, les entreprises cotĂ©es y seraient parvenues.
Une journée de rattrapage pour la queue du peloton
Le classement est attribuĂ© selon la note sur 100 obtenue. Cette note contient plusieurs critères : 30 points pour une paritĂ© parfaite au sein des diffĂ©rents conseils d’administration, 20 points pour la part des femmes dans les cents premiers postes hiĂ©rarchiques, mais aussi 7 points pour la rĂ©partition Ă©quilibrĂ©e de la rĂ©munĂ©ration des dirigeants et 3 points pour la prĂ©sence d’un rĂ©seau de femmes dans l’entreprise. En 2016, la secrĂ©taire d’Etat chargĂ©e de l’Ă©galitĂ© entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, avait invitĂ© les entreprises en queue de classement Ă une formation sur l’Ă©galitĂ© professionnelle. Deux entreprises invitĂ©es, qui n’avaient pas pu se prĂ©senter Ă cette demi-journĂ©e avaient subies  un « Name and shame » promis par le gouvernement. Est-ce que cela aura portĂ© ses fruits ? RĂ©sultat Ă suivre en 2018…

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