L’Assemblée renonce à interdire la publicité pour les aliments jugés trop gras, trop sucrés et trop salés.

  • Publié le: mardi 29 mai 2018

Un projet de loi visant à l’interdiction des publicités promouvant les aliments néfastes pour la santé à destination des enfants de moins de 16 ans a été présenté à l’Assemblé, et débouté. L’étiquetage nutritionnel Nutri-score a connu le même sort.

 Les députés de la majorité ont rejeté dimanche l’amendement visant à protéger les jeunes enfants de moins de 16 ans des publicités alimentaires. Les députés se sont défendus en avançant qu’ils ne voulaient pas mettre « des choses trop contraignantes dans la loi ».

Le projet de loi avait été lancé par des députés LREM, socialistes, Insoumis et LR et visait les publicités sur tout support de communication, que ce soit audiovisuel, radiophonique ou électronique.

Un enfant sur six en surpoids en France

C’est en partant du constat qu’un enfant sur six en est surpoids en France qu’Anne-Laurence Petel (LREM) a souhaité s’emparer du sujet, relevant le fléau sur la santé et l’économie que représente l’obésité.

Les défenseurs du projet de loi mettent en avant le pouvoir d’influence des industriels sur les enfants en les incitant à se tourner vers ces produits trop gras, trop sucrés, trop salés.

Du coté des opposants au projet, les parents ont un rôle à jouer et doivent être responsabilisés, afin de ne pas fragiliser un secteur avec une « dérégulation de la publicité » comme le précise Bruno Milienne, du MoDem.

Pour Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture, il s’agit du « rôle du régulateur du CSA » qui a la possibilité de « travailler sur les contenus sans que nous ayons besoin d’inscrire des choses trop contraignantes dans la loi ».

La malbouffe est le principal fléau

 Certains députés ont milité pour défendre un amendement visant à rendre obligatoire la mention Nutri-Score sur les supports publicitaires à travers un étiquetage représentant un code couleur (5 lettres et 5 couleurs qui permettent d’évaluer la qualité nutritionnelle d’un produit). Malheureusement, leur demande a elle aussi été rejetée.

Pour Loïc Prud’homme, de LFI, « la malbouffe est France aujourd’hui, c’est une plaie ». Pourtant pour le ministre de l’Agriculture, cette expérimentation doit se faire dans une démarche basée sur le volontariat, au risque de la compromettre au niveau européen.

Du côté de Londres, le Maire Sadiq Khan a décidé d’interdire les publicités vantant la malbouffe dans le métro et sur les bus de la capitale britannique.

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