Le groupe français Kering cessera d’utiliser des fourrures animales dans toutes ses collections, rejoignant une liste croissante de maisons de couture de luxe qui rĂ©pondent aux demandes des clients en matière de vĂŞtements et d’accessoires Ă©thiques et durables.
Cette dĂ©cision intervient quatre ans après que sa marque vedette Gucci a annoncĂ© qu’elle renoncerait Ă la fourrure. Un certain nombre de maisons de mode ont emboĂ®tĂ© le pas, dont l’italien Prada, Burberry et le spĂ©cialiste des vĂŞtements d’extĂ©rieur Canada Goose, qui avait Ă©tĂ© critiquĂ© pour son utilisation de fourrure de coyote.
Dans le but de former les futures gĂ©nĂ©rations de clients de luxe, les marques de mode ont redoublĂ© d’efforts pour peaufiner leurs rĂ©fĂ©rences en matière de dĂ©veloppement durable avec des acheteurs plus jeunes et soucieux de l’environnement.
Ă€ partir des collections de l’automne 2022, aucune des maisons du groupe n’utilisera de fourrure, selon le communiquĂ©.
« Le moment est venu de franchir une nouvelle Ă©tape en mettant fin Ă l’utilisation de la fourrure dans toutes nos collections. Le monde a changĂ©, ainsi que nos clients, et le luxe doit naturellement s’adapter Ă cela », s’est rĂ©joui François-Henri Pinault, PrĂ©sident-directeur gĂ©nĂ©ral de Kering.
Une pression accrue sur les maisons encore récalcitrantes
Alors que les maisons du groupe, qui comprennent Balenciaga, Bottega Veneta, Alexander McQueen, Brioni et Saint Laurent, ont progressivement supprimĂ© la fourrure ces dernières annĂ©es, l’interdiction Ă l’Ă©chelle du groupe ferme la porte Ă son utilisation future, mĂŞme en cas de changement en direction crĂ©ative.
Le plus grand rival de Kering, LVMH laisse quant Ă elle la dĂ©cision sur l’utilisation de la fourrure Ă ses directeurs crĂ©atifs.
Bien que les manteaux entièrement faits de fourrure soient tombés en désuétude ces dernières années, ils ont continué à être utilisés comme garniture ou dans des sacs à main de luxe.
Des images d’abattages massifs de visons infectĂ©s par le coronavirus au Danemark au plus fort de la pandĂ©mie ont suscitĂ© un tollĂ© gĂ©nĂ©ral et des demandes accrues d’interdire l’utilisation de produits d’origine animale dans l’industrie de la mode.
« L’annonce est un coup dur pour le dĂ©clin du commerce de la fourrure et met la pression sur les quelques marques de mode restantes qui continuent de vendre de la fourrure pour qu’elles emboĂ®tent le pas« , a dĂ©clarĂ© la Humane Society.


