Coup de revers pour l’économie du partage : Gobee.Bike cesse son activité en France

  • Publié le: lundi 26 février 2018

L’entreprise hongkongaise Gobee.Bike qui proposait des vélos en libre-service depuis octobre 2017 a stoppé son activité en France le 24 février à cause du nombre trop important de dégradations sur son parc.

 Après Lille, Reims et Bruxelles, en janvier, c’est à Paris que la société a retiré ses vélos du bitume. Avec un triste constat : 60% de ses appareils ont été détruits, volés ou privatisés (attachés par un cadenas personnel) en seulement quatre mois d’existence.

La particularité des vélos en libre-service, est qu’ils sont géo-localisables à travers une application et que les utilisateurs peuvent les laisser où bon leur semble dans la ville. On les retrouve ainsi un peu partout sur nos trottoirs, devant les magasins, sur les stationnements réservés aux deux-roues, etc.

Malgré ses 150 000 utilisateurs, les déboires rencontrés par Gobee.Bike sont trop importants et ont eu raison de sa rentabilité. Depuis décembre, les dégradations se sont accumulées et se sont amplifiées : « Ces dégradations étaient devenues le nouveau passe-temps d’individus, le plus souvent mineurs, encouragés par des contenus largement diffusés et partagés sur les réseaux sociaux, vidéos Youtube, vidéos Instagram, groupes Facebook, etc. » constate Gobee.bike.

Au bout de quatre mois, ce sont « près de 3 200 vélos dégradés, plus d’un millier de vélos volés ou privatisés, 280 dépôts de plainte enregistrés auprès des services de Police et près de 6 500 interventions réalisées par nos agents de terrain et nos partenaires de réparation ».

Les concurrents de Gobee.Bike, à savoir Ofo, Mobike et o’Bike souffrent eux aussi de cette incivilité, mais le modèle de location en libre-service doit-il cesser pour autant ? Du côté de Mobike, le pari a été fait de rendre le vélo plus modulable. En effet, ces derniers ont été conçus sans chaine ni chambre à air afin d’éviter les dégradations subies par ses adversaires.

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