Mauvaise nouvelle pour les retraités nés entre 1964 et 1968 : ce qui change en 2026 pourrait décaler votre départ de plusieurs mois

Des changements majeurs s’annoncent pour les retraites en 2026, touchant particulièrement les générations nées entre 1964 et 1968.

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Mauvaise nouvelle pour les retraités nés entre 1964 et 1968 : ce qui change en 2026 pourrait décaler votre départ de plusieurs mois
Mauvaise nouvelle pour les retraités nés entre 1964 et 1968 : ce qui change en 2026 pourrait décaler votre départ de plusieurs mois © Social Mag

Depuis la suspension de la réforme des retraites, tous les regards se tournent vers les modifications prévues en 2026 avec la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. La mise en œuvre des changements concrets, les règles sur la carrière longue, ainsi que les ajustements prévus pour les femmes et le cumul emploi-retraite transforment pas mal de choses pour les retraités et futurs retraités. Ces évolutions toucheront directement plusieurs générations de travailleurs, notamment celles nées entre 1964 et 1968.

Ce que prévoit la loi et qui est concerné

La suspension de la réforme jusqu’en 2028 a laissé place à des règles spécifiques pour certaines générations. À partir du 1er septembre 2026, les modifications commenceront à peser sur les carrières des personnes nées en 1964 et 1965, surtout pour celles qui ont commencé à travailler tôt, alerte Capital.

Selon Marilyn Vilardebo, présidente d’Origami&Co, pour la génération 1964, il faudra désormais justifier de 170 trimestres cotisés au lieu de 171. Pour la génération 1965, la règle se fait en deux temps : 170 trimestres jusqu’à la fin avril, puis 171 trimestres à partir de mai. Les générations 1966 à 1968 ne verront, elles, aucun changement : le seuil reste à 172 trimestres cotisés.

Pour bénéficier du régime de la carrière longue, il faut avoir validé cinq trimestres avant l’âge de vingt ans, ou vingt et un ans selon la réforme de 2023, tout en distinguant les trimestres effectivement cotisés des trimestres attribués pour des périodes de chômage ou pour avoir eu des enfants. Cette distinction est déterminante, car elle fixe qui peut partir avant l’âge légal de départ anticipé en France.

Les décrets à suivre pour les femmes

Deux décrets attirent particulièrement l’attention des femmes. Le premier, attendu bientôt, permettra que deux des trimestres accordés pour les enfants soient reconnus comme « réputés cotisés » (c’est‑à‑dire comptés comme des trimestres cotisés), ce qui peut faire évoluer l’éligibilité au départ anticipé dans de nombreux cas. Concrètement, si une femme est à deux trimestres du seuil requis, cette reconnaissance peut changer la donne.

Le second décret touche le calcul de la pension de retraite pour celles ayant au moins deux enfants : il propose de retenir les 23 ou 24 meilleures années de carrière au lieu de 25 actuellement. Marilyn Vilardebo estime toutefois que l’effet financier sera limité, de l’ordre de 50 à 85 euros par mois.

Le cumul emploi‑retraite : quoi de neuf ?

Pour le cumul emploi‑retraite, des changements importants sont prévus à partir du 1er janvier 2027. Aujourd’hui, deux dispositifs permettent de cumuler, mais des restrictions vont s’appliquer pour les bénéficiaires de moins de 67 ans. En particulier, ce cumul sera plafonné à 7 000 euros, et une déduction de 50 % s’appliquera aux revenus dépassant ce plafond. Dirigeants d’entreprises et professions libérales devront être très attentifs à ces nouvelles règles, surtout s’ils atteignent l’âge légal de la retraite cette année.

Ces évolutions rendent la planification à l’avance souhaitable : il est conseillé de commencer à anticiper sa retraite dès 55 ans, en tenant compte des délais administratifs. Trop de Français découvrent leurs droits tard et se retrouvent coincés par les démarches, souligne Vilardebo.

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