Hydroma : Aliou Diallo montre les bénéfices de l’hydrogène naturel

  • Publié le: vendredi 20 novembre 2020

L’hydrogène naturel a un intérêt écologique certain. Ça l’on le sait depuis des années. Mais, on oublie de mentionner aussi que cette ressource présente de nombreux bénéfices pour des régions pauvres comme l’Afrique. Aliou Diallo, PDG d’Hydroma, évoque ces autres avantages dans une interview accordée à la chaîne Africable Télévision.

Hydroma, pionnière mondiale de l’hydrogène naturel

Les décideurs mondiaux et les acteurs de l’énergie considèrent de plus en plus l’hydrogène naturel comme le candidat idéal de la transition énergétique, pilier de la transition écologique. Cette ressource est totalement bonne pour la planète car son exploitation ne rejette aucun CO2, en plus d’être renouvelable et abondant sur les continents et dans les océans. Ce qui pousse de nombreux pays européens a débloqué des plans hydrogène, même s’il s’agit encore du vert. Bientôt, il devrait s’intéresser à l’hydrogène naturel bien plus vertueux.

Ce gaz a acquis sa notoriété actuelle en grande partie grâce aux travaux de la société Hydroma, fondée en 2010 par l’homme d’affaires Aliou Boubacar Diallo. La compagnie malienne a prouvé que l’hydrogène naturel n’agresse pas l’environnement comme le fait le pétrole ou le gaz naturel. Depuis huit ans, elle transforme cette ressource en électricité propre à partir d’une unité pilote installée près du village de Bourakébougou. Cette énergie verte est ensuite distribuée gratuitement aux habitants. Ainsi, en plus de son intérêt écologique, l’hydrogène naturel sert à l’électrification des zones rurales.

De meilleures conditions de vie pour les populations

Selon Aliou Diallo, cette ressource permettra d’électrifier à moindre coût « presque toute l’Afrique et donner de l’électricité aux 621 millions d’Africains qui n’en ont pas ». Avec l’électricité, nous avons évidemment de meilleures conditions de vie. A Bourakébougou, par exemple, cela a augmenté le taux de réussite scolaire, faciliter les réunions sur les places publiques, renforcer la sécurité dans la maison du chef du village, rendu agréable les salles de prière ou encore faciliter la cuisine dans les foyers pendant la nuit. Sans oublier la création d’activités génératrices de revenus pour les jeunes et les femmes. On peut même utiliser les déchets de l’hydrogène naturel pour la cuisson. Mieux encore, il peut contribuer à arrêter l’avancée du désert ou stopper la destruction de nos forêts et savanes pour du combustible. « On pourrait étendre l’exemple de Bourakébougou aux autres villages du cercle de Kati, du Mali et même d’Afrique », se projette Aliou Diallo.

Un pipeline pour transporter l’hydrogène naturel

Pour toucher toute l’Afrique, l’entrepreneur va bientôt exporter sa production à travers le sahel via un pipeline, qui partira du Mali jusqu’aux portes de l’Europe. Il a déjà signé un partenariat avec une société bavaroise spécialisée dans le transport de l’hydrogène avec des iso-conteneurs. Objectif : transporter à court terme son hydrogène naturel vers les autres régions du continent. En étendant ces activités dans toute l’Afrique, Aliou Diallo créé bien sûr de l’emploi, tout en luttant contre la pauvreté, source de nombreux problèmes en Afrique. « Le projet d’Hydroma Inc. est un projet structurant, à fort potentiel de valeur ajoutée et de création d’emplois pour les jeunes Africains et pour arrêter l’immigration clandestine, l’économie criminelle ou encore le terrorisme », fait valoir l’entrepreneur.

La promesse d’un développement durable pour l’Afrique

En outre, pour les Etats africains, il y a la possibilité de profiter de nouvelles sources de devises. Mais il faudra d’abord de la stabilité dans les régions. « Si tout le monde se mettait ensemble pour essayer de sécuriser les sites de production, je suis persuadé qu’on pourra rentrer dans un cercle vertueux d’un vrai développement durable », recommande le PDG d’Hydroma. Il croit d’autant en cet avenir radieux que le cratère africain, surtout ouest africain, abrite de gigantesques réservoirs d’hydrogène naturel. Selon lui, même si on utilisait cette ressource pour nos besoins en électricité, en produits dérivés comme l’engrais ou dans la mobilité légère et lourde, « nous ne consommerons que 5% à 10% de notre production ». D’où la nécessité d’une exportation vers l’Europe.

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