La Deutsche Bank revoit ses objectifs de développement durable pour apaiser les critiques

  • Publié le: jeudi 20 mai 2021

La Deutsche Bank a avancé à 2023 l’objectif de faciliter plus de 200 milliards de financement et d’investissements durables, alors que le principal investisseur allemand tente de contrer les critiques sur la lutte contre le changement climatique.

Le PDG Christian Sewing a déclaré que la banque cherchait à devenir « un leader du développement durable ». Mais elle fait face aux accusations des groupes environnementaux Greenpeace et Urgewald selon lesquelles elle n’en fait pas assez pour le climat.

Une série de nouvelles politiques seront proposées, parmi lesquelles la réduction de la consommation de carburant de la flotte de 5 400 voitures d’entreprise de la banque.

Les principales banques mondiales ont montré leur engagement en faveur de l’investissement durable, alors que la pression s’exerce sur elles pour qu’elles soutiennent la transition vers une économie sobre en carbone et plus respectueuse de l’environnement.

La Deutsche Bank a également déclaré qu’elle viserait à avoir plus de femmes dirigeantes, et atteindre 35% des postes de directrice générale, de directrice et de vice-présidente d’ici 2025, contre 29% actuellement.

L’année dernière, la banque s’est engagée à réaliser au moins 200 milliards d’euros d’investissements et de financements durables d’ici 2025. Christian Sewing a déclaré que la banque avait fait plus de progrès que prévu, atteignant 71 milliards d’euros à la fin du mois de mars 2021.

Des effets d’annonce qui ne rendent pas justice à la crise climatique

« Comme nous avons dépassé nos objectifs au cours de la première année, nous sommes devenus plus ambitieux en ce qui concerne la rapidité avec laquelle nous pouvons les atteindre », s’est félicité Christian Sewing, ajoutant que les banques qui n’adoptaient pas les objectifs de durabilité seront perdantes.

Le groupe environnemental Urgewald a cependant déclaré que certaines des propositions de la Deutsche Bank, notamment la réduction de la consommation de carburant des voitures d’entreprise, étaient décevantes.

« Le fait que la banque ait reconnu à quel point elle peut tirer profit de transactions financières durables n’est pas ambitieux, mais un pur opportunisme », a déclaré Regine Richter, chargée de campagne financière chez Urgewald.

« Avec ces effets d’annonce, la Deutsche Bank ne rend pas justice à la crise climatique », a-t-elle déclaré.

De son côté, Greenpeace a également émis des doutes sur les avancées de la Deutsche Bank, n’hésitant pas à la comparer à la banque française BNP Paribas qui en ferait plus en matière de durabilité. La BNP affirme avoir alloué et financé plus de 200 milliards d’euros l’an dernier sur de tels projets, y compris la transition vers les énergies renouvelables.

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