Samsung accusé d’avoir violé les Droits de l’Homme

  • Publié le: mercredi 17 janvier 2018

L’année 2018 commence mal pour le géant technologique Samsung : l’entreprise sud-coréenne est à nouveau poursuivie devant la justice française. Le motif de la plainte est aussi clair que grave : Samsung aurait violé le droit du travail chinois ainsi que les Droits de l’Homme du fait des mauvaises conditions de travail sur plusieurs de ses sites chinois.

Ce n’est pas la première fois que Samsung se retrouve sur le banc des accusés. La filiale française de l’entreprise, Samsung Electronics France, avait déjà été visée par une plainte en 2014. Plusieurs associations reprochaient alors à Samsung d’avoir violé les Droits de l’Homme à cause des mauvaises conditions de travail de ses salariés et du recours au travail d’enfants. Une affaire classée sans suite faute de preuves suffisantes.

Cette fois, les associations Peuples Solidaires et Sherpa remontent au créneau avec plus de force : elles ont réussi à se procurer un rapport accablant signé par l’ONG China Labour Watch qui surveille les conditions de travail en Chine. Ce rapport atteste le travail d’enfants de moins de seize ans sur certains sites, jusqu’à 72 heures de travail hebdomadaire (alors que la limite légale en Chine est de 44 heures), plusieurs manquements à la sécurité des travailleurs ainsi que l’utilisation de produits chimiques particulièrement dangereux qui auraient causé des maladies incurables chez plusieurs employés de la firme. Cette affaire risque de faire une très mauvaise publicité à Samsung alors que l’entreprise communique justement de plus en plus sur ses ambitions en matière de RSE.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Le Coin RSE

  • Le Crédit Agricole s’engage pour les droits humains

    Le 31 juillet dernier, le groupe Crédit Agricole a signé un accord-cadre international avec UNI Global Union. Cet accord vise à renforcer les engagements du groupe en ce qui concerne le respect et la défense des droits humains, mais aussi

le Coin ESS

  • La finance durable s’invite dans les discussions du G7

    Alors que la France assure la présidence du G7, un nouveau sujet fait son apparition dans les débats : la finance durable. Le gouvernement français souhaite l’inscrire à l’ordre du jour. Le but : rendre le capitalisme plus durable. Chantilly