La BEI envisage de mettre fin à son soutien financier pour l’expansion des aéroports

  • Publié le: vendredi 6 novembre 2020

La Banque européenne d’investissement (BEI) envisage de mettre fin à son soutien aux expansions d’aéroports et aux avions à carburant, indique un nouveau projet.

La décision de la Banque de prêt de l’Union européenne s’inscrit dans une volonté d’utiliser sa puissance financière pour soutenir les objectifs de réduction des émissions de l’UE et pour aligner les activités de la banque sur l’accord de Paris sur le changement climatique.

Soutenir d’autres types de projets

L’année dernière, la BEI a réécrit ses règles en matière de prêt d’énergie pour cesser de financer sans relâche les centrales électriques à combustibles fossiles à partir de la fin de 2021, avec certaines exemptions. Elle se tourne désormais vers d’autres secteurs, dans une « feuille de route climat » qui imposera des critères plus stricts aux projets sollicitant un soutien dès la fin de 2022.

« Le soutien sera retiré pour les projets visant à l’expansion de la capacité des aéroports et des avions à carburant conventionnel », indique un projet de feuille de route, daté du 22 octobre et devant être discuté par les directeurs de la BEI lors d’une réunion le 11 novembre.

Le projet indique que la banque se concentrera plutôt sur l’amélioration de la capacité aéroportuaire existante en investissant dans la sécurité et la décarbonisation.

Priorité aux projets verts

D’ici 2025, la BEI souhaite que plus de la moitié de ses activités de prêt soutiennent des projets verts, afin de contribuer à mobiliser 1 milliard d’euros d’investissements durant la décennie à venir.

Les nouvelles règles visent à garantir que toutes les activités de la BEI – même celles qui ne sont pas directement liée au changement climatique – ne portent pas atteinte de manière significative aux objectifs de l’accord de Paris.

Greenpeace a reconnu la décision concernant les aéroports, mais a déclaré que le projet pourrait permettre de soutenir d’autres investissements polluants et que les efforts visant à réduire l’empreinte carbone de l’agriculture et du transport routier n’allaient pas assez loin.

« Il n’y a aucune excuse pour que la banque de l’UE autorise le financement des combustibles fossiles, de l’extension des autoroutes et de l’agriculture industrielle », a déclaré Piotr Wojcik, responsable des finances de Greenpeace dans un communiqué.

 

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