L’Université de Cambridge cible zéro émission nette d’ici 2038

  • Publié le: mardi 6 octobre 2020

L’Université de Cambridge s’est engagée à réduire les émissions liées au réchauffement climatique de ses investissements à zéro d’ici 18 ans. Il s’agit d’une première pour un établissement universitaire. Ces derniers sont soumis à la pression des étudiants pour lutter contre le changement climatique.

L’université britannique, vieille de 800 ans, a déclaré qu’elle rééquilibrerait son fonds de dotation de 3,86 milliards d’euros pour s’assurer qu’elle cesserait de contribuer au réchauffement climatique d’ici 2038. Elle devance ainsi de nombreux autres investisseurs préoccupés par le climat, qui avaient tendance à fixer une date limite à 2050.

« Cambridge est l’une des principales universités scientifiques au monde et nous prévoyons d’aligner notre portefeuille d’investissements sur la science », a déclaré Tilly Franklin, directeur des investissements de l’université.

Cambridge a déclaré qu’elle céderait toutes les participations restantes dans les sociétés de combustibles fossiles d’ici 2030 afin de soutenir son objectif. Ce dernier fait l’objet d’une initiative plus large de Cambridge visant à exploiter le pouvoir scientifique et de mobilisation de l’université pour l’action climatique.

Mouvement mondial des étudiants pour le climat

Les étudiants d’Europe et d’Amérique du Nord font campagne depuis des années pour forcer les universités à se désengager des combustibles fossiles. En février, les manifestants d’Extinction Rebellion ont occupé la pelouse du Trinity College de Cambridge dans le cadre d’une série de manifestations dans la ville.

En allant au-delà des stratégies de désinvestissement pour viser des émissions nettes nulles d’ici 2038, Cambridge rejoint à la fois une avant-garde d’investisseurs cherchant à conduire une transition de l’ensemble de l’économie vers un avenir sobre en carbone, et relève la barre en termes de timing.

Alors que l’adoption d’objectifs de zéro émission n’en est qu’à ses débuts, les analystes affirment que les gestionnaires de fonds peuvent rencontrer des obstacles pour accéder au type de données et aux options d’investissement dont ils ont besoin pour être certains d’apporter des changements significatifs.

« Le défi est de savoir comment faire passer une économie mondiale à zéro émission d’ici le milieu du siècle », a déclaré Emily Shuckburgh, climatologue et directrice du programme « Cambridge Zero ».

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