Gabriel et Karina, policiers retraités, voyagent le long de la côte dans un Ford 600 de 1975 : « Il faut réaliser ses rêves, ne pas rester sur place »

Deux ex-policiers argentins ont tout quitté pour vivre en Ford 600 de 1975. Maux de tête, douleurs, épuisement : la retraite a tout effacé. Leur secret pour retrouver la paix sur les plages d’Argentine ?

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Gabriel et Karina, policiers retraités, voyagent le long de la côte dans un Ford 600 de 1975 : "Il faut réaliser ses rêves, ne pas rester sur place"
Gabriel et Karina, policiers retraités, voyagent le long de la côte dans un Ford 600 de 1975 : « Il faut réaliser ses rêves, ne pas rester sur place » © Social Mag

Gabriel et Karina roulent au gré des plages argentines à bord d’un Ford 600 datant de 1975. Entre bivouacs improvisés et haltes face à la mer, le couple de retraités a transformé en réalité un projet qu’il nourrissait depuis des années : voyager sans attendre.

Leur philosophie tient en une phrase, rapportée dans un reportage des créateurs de contenu voyage Pibitos Viajeros, repris par le média argentin Clarín le 2 octobre 2026 : ne pas se contenter de rêver, agir. Gabriel et Karina se décrivent comme « de passage » sur cette terre, une conviction qui les pousse, disent-ils, à ne rien remettre à plus tard.

Un travail qui rendait malade

Avant la route, il y avait l’uniforme. Le couple qualifie son ancien métier de policier de muy esclavizante, très asservissant, marqué par une pression constante. Gabriel en gardait des séquelles physiques. Ils racontent qu’il rentrait à une certaine heure, n’en pouvant plus, avec des maux de tête, des maux de dos, que ce n’était plus une vie, et qu’il tombait malade. Karina souffrait elle aussi de maux de tête et de maux d’estomac durant cette période.

La décision de partir a été prise lorsque le couple a estimé ne plus vouloir continuer ainsi. Ils expliquent qu’avant de s’endetter, ils ont décidé d’arrêter tout, point final, qu’ils ont payé ce qu’il fallait payer et qu’ils sont partis parce que ce n’était pas une vie.

Depuis, Karina assure ne plus ressentir aucune douleur, confiant qu’elle vivait avec des maux de tête, des maux d’estomac, mais qu’ici, elle ne ressent rien, qu’elle ressent une paix totale.

Gabriel décrit la contemplation de la plage et des véhicules garés comme son rêve réalisé, tandis que Karina confie avoir longtemps imaginé acheter un bien sur la côte une fois à la retraite. Le couple cite la zone de Santa Clara comme un endroit où la paix se fait particulièrement sentir, et dit se contenter d’une mer et de quelques dunes pour être heureux.

Gabriel va plus loin, confiant que la mer l’hypnotise, qu’il s’assied et la regarde, et que lorsqu’on lui demande ce qui lui arrive, il répond que rien ne lui arrive, qu’il regarde simplement la mer.

Sur la route, le couple dit croiser surtout de la bienveillance, dans un cercle où chacun aide l’autre sans jamais le laisser tomber.

Gabriel et Karina sont tous deux grands-parents, lui de sept petits-enfants, elle de quatre. Ils reconnaissent que les liens affectifs ont pesé dans la décision de partir, rendant le choix difficile à assumer.

Côté pratique, Gabriel s’adresse à ceux qui rêvent d’un camping-car et possèdent un minibus vide : des vidéos tutorielles suffisent, selon lui, pour apprendre et se lancer dans l’aménagement, un chantier qu’il juge moins compliqué qu’il n’y paraît. Il évoque aussi l’homologation du véhicule transformé, un point qui inquiète souvent les candidats au départ. Pour lui, la démarche n’est ni coûteuse ni complexe, et ne devrait jamais constituer un obstacle à la concrétisation d’un projet.

Le couple résume son message à tous ceux qui gardent un projet en attente, affirmant qu’il ne faut pas rester sur place et que celui qui a un rêve devrait le réaliser, car la sensation est inestimable. Et, plus directement encore, ils invitent quiconque a le rêve d’avoir un camping-car à le réaliser.

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