Début de fermeture pour la centrale nucléaire de Fessenheim

  • Publié le: vendredi 3 février 2017

Depuis la campagne présidentielle de 2012, la centrale nucléaire de Fessenheim a fait l’objet de nombreuses spéculations autour de son avenir. En tant que candidat, François Hollande s’était engagé à fermer la centrale, jugée vétuste et potentiellement dangereuse. Arrivé en fin de mandat, le président de la République tient sa promesse grâce à un accord conclu avec EDF.

Mardi 24 janvier, la réunion du conseil d’administration d’EDF a enfin débouché sur un accord en ce qui concerne la fermeture de Fessenheim. La centrale nucléaire alsacienne fête ses quarante ans en 2017, et elle est la plus vieille centrale en activité dans le parc nucléaire français. Avec cet accord, elle va désormais amorcer un protocole de fermeture qui prendra du temps et ne pourra commencer qu’en 2018. En échange de la fermeture de ces deux réacteurs, EDF a obtenu un versement de 450 millions d’euros de la part de l’état français à titre de dédommagement. Avec la fermeture de l’une de ses dix-neuf centrales françaises, EDF s’attend à un manque à gagner. Plus important encore : le démantèlement de la centrale risque de coûter très cher à l’électricien.

Parmi les autres compensations, EDF a obtenu l’accord de l’état pour redémarrer le deuxième réacteur nucléaire de la centrale de Paluel. Et enfin, la fermeture complète de Fessenheim ne pourra avoir lieu qu’après la mise en route de la centrale de Flamanville. Mais tout ce ci pourrait rapidement être remis en cause : en mai prochain, le nouveau président de la République pourrait en décider autrement et maintenir l’activité de Fessenheim. Pour l’instant, rien n’est joué.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Le Coin RSE

le Coin ESS

  • Emmaüs lutte contre le gaspillage vestimentaire

    L’association Emmaüs relance le débat autour de l’économie solidaire appliquée à la grande distribution : elle a décidé de militer en faveur de la mise en place d’une loi pour lutter contre le gaspillage vestimentaire. Son objectif : demander aux