Depuis 1990, la législation française impose le port de la ceinture de sécurité à toutes les places d’un véhicule, y compris à l’arrière. Pourtant, un sondage IFOP réalisé pour Volvo Car France et publié le 14 janvier 2026 met en lumière une réalité préoccupante : 21 % des Français reconnaissent ne pas s’attacher systématiquement à l’arrière, en dépit de la réglementation et des risques connus. Cette donnée souligne le fossé entre la norme et la pratique dans un pays où la sécurité routière reste un enjeu majeur.
Un réflexe pas encore universel à l’arrière
Si l’attachement de la ceinture de sécurité à l’avant semble intégré dans les habitudes, le constat est tout autre à l’arrière. Selon le sondage IFOP commandé par Volvo, « à l’arrière plus d’un Français sur cinq ne la porte pas systématiquement », malgré les 36 années écoulées depuis l’instauration de cette obligation. Ce chiffre grimpe à 13 % lorsque l’on considère spécifiquement les trajets jugés courts, souvent perçus comme moins risqués.
En comparaison, 90 % des Français affirment s’attacher systématiquement lorsqu’ils sont passagers à l’avant, preuve d’une internalisation plus forte de la norme à cette position. Et bien que « 96 % des Français affirment que mettre leur ceinture est devenu un réflexe », ce geste semble encore tributaire du contexte et de la place occupée dans le véhicule.
Des idées reçues qui mettent en danger
La distinction entre l’avant et l’arrière révèle une hiérarchie perçue des dangers. Un tiers des personnes interrogées semble moins conscient du risque lorsqu’elles ne se trouvent pas sur le siège du conducteur ou du passager avant. Pourtant, les conséquences peuvent être tout aussi tragiques. En 2022, selon la sécurité routière, 24 % des personnes tuées sur les routes françaises ne portaient pas leur ceinture, soit 351 décès évitables.
Cette minimisation du danger s’ancre dans une croyance tenace, celle que les trajets de courte durée seraient moins accidentogènes. Or, 83 % des sondés jugent en réalité qu’un trajet court est tout aussi risqué sans ceinture qu’un long. Un paradoxe qui montre que la conscience du risque existe, mais ne se traduit pas toujours en comportement.
Une obligation légale
Au-delà de la recommandation, le port de la ceinture de sécurité est inscrit dans la loi. Le Code de la route prévoit une amende forfaitaire de 135 euros pour toute personne ne la portant pas. Surtout, le conducteur reste responsable de ses passagers mineurs, même à l’arrière, ce qui implique une vigilance renforcée en présence d’enfants ou d’adolescents.
Malgré cela, l’adhésion à l’obligation reste élevée : 95 % des personnes interrogées se disent favorables au port obligatoire de la ceinture en toutes circonstances, selon l’étude IFOP pour Volvo. Et 91 % des conducteurs affirment eux-mêmes la porter systématiquement. Il s’agit donc moins d’un rejet de la règle que d’une certaine tolérance comportementale qui persiste dans les usages quotidiens.







