Une nouvelle proposition de loi pourrait changer nettement les droits des parents en Irlande du Nord. Les députés souhaitent introduire, dès le 6 avril, une mesure offrant deux semaines de congé payé aux femmes et co-parents touchés par une fausse couche précoce, confirme The Journal. Cette initiative, à la fois innovante et axée sur le soutien, pourrait faire des régions concernées les premières du Royaume-Uni et de l’Irlande à adopter une telle politique après une fausse couche.
Un soutien sans précédent en Irlande du Nord
En Irlande du Nord, la mesure est portée par un groupe multipartite de députés qui veulent étendre le Parental Bereavement Leave and Pay Act (loi sur le congé et l’indemnisation pour deuil parental), adopté par l’Assemblée en 2022. À l’origine, cette loi permettait un congé et une indemnité après le décès d’un enfant de moins de 18 ans ou une mortinaissance après 24 semaines de grossesse. Avec cette extension, les parents pourront bénéficier du congé dès les premiers jours de leur contrat de travail, sans avoir à remplir la période de qualification antérieure de 26 semaines d’emploi continu.
Caoimhe Archibald, ministre de l’Économie du parti Sinn Féin, a beaucoup poussé pour cette avancée législative. Son approche, tournée vers la bienveillance et la compassion, insiste sur le fait qu’il faut traiter les parents endeuillés avec le respect et le soutien qu’ils méritent.
Ce que ça change au quotidien et pour les parents
L’initiative pourrait soulager chaque année plus de 9 000 personnes touchées par une fausse couche en Irlande du Nord. L’objectif est de soutenir sur le plan émotionnel tout en simplifiant les démarches administratives. Pour bénéficier de ces congés, les parents n’auront qu’à fournir une déclaration d’éligibilité, sans nécessité d’un certificat médical, une simplification pensée pour ne pas alourdir une situation déjà difficile.
Vicki Robinson, directrice générale de la Miscarriage Association, rappelle que « une perte de grossesse à n’importe quel stade peut être véritablement dévastatrice ». Même son de cloche chez Petra De Sutter, ministre belge, qui souligne combien le deuil et la peine liés aux fausses couches sont souvent minimisés.

