Le congé de naissance entre en vigueur en France le 1er juillet 2026. Il s’applique à tous les enfants nés depuis le 1er janvier de la même année. Le gouvernement a lancé cette réforme pour freiner la dénatalité et soutenir les jeunes parents dès l’arrivée du bébé.
Pourquoi cette réforme et comment elle s’applique
La natalité recule en France, et le gouvernement veut agir directement sur le quotidien des familles. Ce congé s’ajoute aux congés de maternité et de paternité existants. Il concerne tous les parents d’enfants nés à compter du 1er janvier 2026.
Sur le plan financier, le gouvernement présente cette option comme plus attractive que le congé parental : jusqu’à 70 % du salaire pour le premier mois, puis 60 % pour le second mois. En comparaison, le congé parental propose une prestation de 450 euros par mois.
Paroles de parents : retours d’expérience
Andrea vient d’accueillir une petite fille et trouve le calendrier parfait. Elle compte profiter des deux mois de congé qui suivent son congé maternité : cette mesure lui évite de devoir chercher une solution de garde trop tôt. « C’est le timing parfait », dit-elle à Radio France. Le père de l’enfant, lui, travaille en libéral et ne peut pas se permettre financièrement de prendre ce congé.
Jennifer, mère de trois enfants dans la région de Saint-Omer, voit aussi une aubaine dans ce dispositif. Elle le juge plus avantageux que le congé parental et a choisi de le prendre à la place de son époux, pour deux mois mieux indemnisés.
Les critiques et les points à régler
Le gouvernement présente la réforme comme un progrès pour les familles, mais certains la critiquent. Yvonne, membre du collectif des Mères Déters, juge l’indemnisation insuffisante pour les mères célibataires. Les montants proposés, dit-elle, ne couvrent pas toujours les charges de base comme le loyer ou l’alimentation, et elle craint que la réforme n’aide pas autant que prévu les familles monoparentales.
Les associations familiales s’opposent à cette réforme : elles pointent son impact potentiel sur le pouvoir d’achat et la natalité. Plusieurs associations féministes partagent cette inquiétude. Elles estiment que la réforme n’améliore pas assez l’égalité entre les parents et laisse persister des déséquilibres économiques.
Ce que ça change pour les entreprises et le cadre légal
La réforme, encadrée par le Code du travail, oblige aussi les entreprises à revoir la gestion des absences. Le salarié informe son employeur par lettre recommandée ou remise en main propre. La jurisprudence de la Cour de cassation précise toutefois que le non-respect des délais ne permet pas à l’employeur d’annuler ou de reporter le congé parental.
