Bac et brevet 2026 : des milliers d’élèves n’auront aucune épreuve à passer, seul le contrôle continu décidera de leur sort

L’annulation des examens pour certains élèves à l’étranger crée une onde de choc.

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Bac et brevet 2026 : des milliers d'élèves n'auront aucune épreuve à passer, seul le contrôle continu décidera de leur sort
Bac et brevet 2026 : des milliers d’élèves n’auront aucune épreuve à passer, seul le contrôle continu décidera de leur sort © Social Mag

À un mois du début des examens de fin d’année en France, les étudiants se préparent intensément pour le baccalauréat et le brevet des collèges. Mais une annonce récente du ministère français de l’Éducation nationale vient bousculer ces préparatifs.

Cette mesure concerne surtout des élèves scolarisés dans certains pays étrangers, en raison de situations géopolitiques et sécuritaires complexes. Ces éléments soulèvent de nombreuses questions sur l’organisation et la continuité des épreuves.

Dates à retenir et nouveautés pour 2026

Les futurs diplômés de la première et de la terminale doivent noter les échéances : les épreuves anticipées du bac débutent le 11 juin et les épreuves finales commencent le 15 juin. Pour le brevet des collèges, les dates prévues sont le 26, 29 et 30 juin. En septembre 2026, une session de remplacement est organisée pour les candidats libres.

Parmi les modifications pour 2026 : une nouvelle épreuve de mathématiques au brevet et des ajustements des critères de notation pour le bac. Ces changements visent à renforcer le niveau académique et les règles d’admission.

Où les épreuves sont annulées

Le ministère a annoncé des annulations d’épreuves touchant principalement les établissements français homologués dans neuf pays : Bahreïn, Émirats arabes unis, Irak, Iran, Israël, Koweït, Liban, Qatar et Mali. Les épreuves annulées incluent, entre autres, les épreuves écrites du brevet et les épreuves anticipées de français.

Le climat géopolitique tendu, notamment la guerre au Moyen-Orient, a été avancé comme motif principal pour ces annulations. Par ailleurs, la situation sécuritaire au Mali est jugée critique, ce qui renforce les craintes pour la sécurité des élèves et du personnel éducatif.

Que deviennent les élèves concernés ?

Les étudiants scolarisés dans ces pays et les élèves inscrits au Centre national d’enseignement à distance (CNED) seront évalués à partir de la moyenne annuelle obtenue durant l’année scolaire. Le grand oral est supprimé pour ces candidats, et 100 % de la note finale proviendra du contrôle continu. À titre de comparaison, pour les élèves en France, cette pondération représente habituellement 40 %.

Réactions et situation des candidats libres

Pour les candidats libres, la participation à la session de remplacement en septembre est obligatoire. Cette annonce a été accueillie avec scepticisme et frustration par certains élèves et enseignants.

Parmi les voix critiques, Hyam Merheb, enseignante expérimentée du Grand lycée franco-libanais de Beyrouth, estime ces annulations incompréhensibles, affirmant que « tout le monde était prêt ». Même tonalité chez Yana, 18 ans, élève du Collège des Saints-Cœurs Kfarhbab, qui regrette de ne pas pouvoir passer le bac comme elle l’espérait, relaye Le Parisien.

Conséquences et mesures prises

Ces décisions ont des répercussions qui dépassent le cadre scolaire. Des élèves comme Yana considèrent le bac comme une étape importante et prestigieuse de leur parcours académique. L’annulation soulève des inquiétudes sur l’égalité des chances et la reconnaissance du diplôme.

Malgré tout, certains établissements, notamment au Mali, continuent à proposer des cours en ligne pour maintenir le niveau d’enseignement. Des initiatives comme l’organisation d’un second bac blanc sont mises en place pour limiter les effets de ces annulations et éviter qu’aucun élève ne soit pénalisé par la décision ministérielle.

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