Yone, 32 ans, a acquis une maison en montagne et vit avec ses animaux sauvés : « Je cherchais un lieu où il y a très peu de monde »

Elle rêvait d’une maison tranquille à la montagne. Entre insectes xylophages, poutres fragilisées et nuits de doute, Yone a failli tout revendre. Ce qu’elle a découvert ensuite a changé son regard sur la solitude.

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Yone, 32 ans, a acquis une maison en montagne et vit avec ses animaux sauvés : « Je cherchais un lieu où il y a très peu de monde »
Source : capture écran Youtube - hilux_aventura | Social Mag

Yone, 32 ans, a acheté une maison isolée dans les montagnes de la ville de Burgos, en Espagne. Affichée, la propriété lui a finalement coûté après négociation.

La jeune femme avait d’abord cherché à s’installer dans un autre village, mais ni les prix ni les caractéristiques des maisons disponibles ne correspondaient à son budget, raconte le magazine TN. C’est presque par hasard qu’elle a fini par trouver cette maison perdue dans la montagne. Elle l’a visitée pour la première fois en janvier 2026 avant d’y emménager en avril 2026.

Construite en 1986, la maison elle-même ne l’a pas vraiment séduite. Ce qui a pesé dans sa décision, c’est l’absence de voisinage et l’accès direct à la nature. Sur la chaîne YouTube hilux_aventura, elle résume son choix : « Je voulais un endroit où vivre avec très peu de monde et d’où je puisse partir en montagne en pyjama. Donc, plus que la maison, c’est l’environnement que j’ai payé. ».

Des travaux bien plus lourds que prévu

La réalité du chantier a rapidement rattrapé l’enthousiasme du départ. La végétation avait envahi l’extérieur et endommageait la structure. À l’intérieur, la carcoma, ces insectes xylophages, avait attaqué le bois, et les poutres réclamaient des réparations. Des problèmes de plomberie et d’autres soucis, invisibles lors de la première visite, se sont révélés par la suite.

Face à l’ampleur du chantier, Yone a sérieusement envisagé de revendre. Elle raconte sa déconvenue sans détour : « Tu achètes une maison que tu cherchais depuis une éternité ; tu n’as qu’une envie : la peindre et la rendre toute jolie… mais tu te retrouves face à une telle galère que, franchement, tu n’as plus qu’une seule idée en tête : revendre la maison. ».

Plusieurs mois après son emménagement, son regard a changé. Ce qui ressemblait à une impasse est devenu, selon ses mots, un projet de vie : « Voilà, plusieurs mois se sont écoulés et je me dis… eh bien, peut-être que je peux effectivement vivre ici. ».

Cette attirance pour les paysages silencieux n’est pas récente. Yone dit la ressentir depuis l’enfance. Elle partage son quotidien avec des animaux recueillis au fil du temps, des bêtes qu’elle décrit comme rescapées.

L’adaptation n’a pourtant rien eu d’évident. Solitude, épuisement, doutes : le processus a pesé, et Yone ne cache pas la dureté du parcours. « J’ai 32 ans. Le parcours pour en arriver là a été très éprouvant sur le plan affectif ; tout au long du chemin, il y a eu ces limites mentales qu’on vous impose. », confie-t-elle.

Elle met malgré tout en avant ce que lui apporte ce changement de vie, loin de la routine urbaine et des écrans : « En vivant dans la nature, on n’est pas comme éteint, mort, à regarder son téléphone toute la journée. ».

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