IKEA condamné à 1 million d’euro pour espionnage de ses employés

  • Publié le: mardi 15 juin 2021

Le tribunal a condamné le 15 juin IKEA à payer une amende de 1 million d’euros pour espionnage de son personnel français, après que le plus grand détaillant de meubles au monde a été reconnu coupable d’avoir collecté et stocké des données sur ses employés de manière inappropriée.

La filiale française de l’entreprise suédoise a été accusée d’avoir espionné ses employés pendant plusieurs années et d’avoir violé leur vie privée en examinant les relevés de leurs comptes bancaires et en utilisant parfois de faux employés pour rédiger des rapports sur le personnel.

Les procureurs avaient réclamé une amende de 2 millions d’euros à l’encontre de l’entreprise.

La société a déclaré qu’elle examinait la décision du tribunal pour voir si d’autres mesures étaient nécessaires, après avoir pris des mesures pour éliminer les tactiques de surveillance.

« IKEA France a fermement condamné ces pratiques, s’est excusé et a mis en place un plan d’action majeur pour éviter que cela ne se reproduise », a déclaré la société.

Des pratiques observées depuis près de 20 ans

L’ancien directeur général de l’entreprise de meubles en kit en France, Jean-Louis Baillot, a également été reconnu coupable dans cette affaire et condamné à deux ans de prison avec sursis. Les juges lui ont infligé une amende de 50 000 euros pour avoir conservé des données personnelles.

Les allégations portaient sur la période 2009-2012, bien que les procureurs aient déclaré que les tactiques d’espionnage avaient commencé au début des années 2000.

Plusieurs directeurs de magasin et employés des ressources humaines ainsi qu’un détective privé et des policiers faisaient partie des personnes faisant l’objet d’allégations.

IKEA a également été accusé d’espionnage sur certains clients dans l’affaire. L’entreprise a licencié plusieurs managers et a remanié sa politique interne après que les allégations ont été révélées en 2012.

Le groupe a été accusé d’avoir parcouru les données des employés pour vérifier leurs finances et leur vie personnelle. Il a reconnu certaines de ces tactiques, bien qu’il ait nié avoir mis en place un système d’espionnage généralisé.

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