Les appels de démarchage sont devenus une vraie épreuve pour beaucoup de Français. Plus de 94 % déclarent avoir reçu des sollicitations non souhaitées, et la situation ne cesse de se dégrader, rapporte France Bleu. L’arrivée d’applications mobiles et des changements législatifs prévus pour 2026 offrent toutefois un peu d’espoir face à ces appels répétés qui fatiguent et font douter.
Un phénomène envahissant et agaçant
Les appels venant de numéros inconnus, souvent identifiables par des préfixes comme 01.62 ou 09.48, sont de plus en plus fréquents. Parmi les sujets abordés, on retrouve en première ligne les panneaux solaires et des offres pour des services comme ceux d’EDF. Le démarchage commercial est ressenti non seulement comme une nuisance, mais aussi comme une porte d’entrée possible pour des arnaques téléphoniques.
Des applications comme Saracroche s’avèrent utiles. Avec une base de plus de 15 millions de numéros indésirables, cette application gratuite permet de bloquer les appels et de se protéger contre les arnaques par SMS. Pour iPhone, l’application Begone propose une option, tandis que sur Android on trouve WinCalls et Préfixe Bloqueur, qui aident aussi à réduire ces désagréments.
Des solutions techniques qui tiennent la route
Orange Téléphone s’impose comme une référence pour repérer les appels indésirables. Son service de blocage complet est payant, mais l’application permet déjà de repérer rapidement si un appel est malveillant ou relève simplement du démarchage. Globalement, ces applis sont jugées plus efficaces que Bloctel, le service d’opposition gratuit souvent perçu comme limité.
Parallèlement, la réglementation va évoluer. À partir du 11 août 2026, la loi prévoit d’interdire le démarchage sans consentement préalable, exigeant que tout appel commercial soit précédé d’un accord explicite. Cette réforme devrait fortement réduire le nombre d’appels non désirés.

