Du 7 au 9 novembre 2025, plus de 15 000 participants sont attendus à l’Accor Arena de Paris-Bercy. Ce rassemblement national, organisé par l’association Anuncio et une quarantaine de partenaires, interroge la place du religieux dans la société française contemporaine. En pleine mutation culturelle et démographique, le Congrès Mission ambitionne de créer des ponts entre croyants et société civile.
Congrès Mission : un événement au cœur des mutations sociales
Depuis sa création en 2015, le Congrès Mission s’impose comme un baromètre de la vitalité chrétienne en France. À l’heure où la pratique religieuse décline mais où les demandes de baptême progressent, il devient un lieu d’observation du lien entre foi et monde moderne. « Nous voulons réfléchir à la manière dont l’Évangile peut éclairer les défis sociaux et culturels », explique Solène Bert, responsable presse du Congrès Mission.
Cette dimension sociétale s’exprime aussi dans le choix des intervenants : aux côtés de théologiens et de prêtres, des entrepreneurs sociaux, artistes et éducateurs partageront leur expérience. Parmi eux, Fabrice Hadjadj, Mélinée Le Priol ou encore Mehdi Djaadi, comédien converti, aborderont la question de la transmission des valeurs et du dialogue intergénérationnel.
Le programme complet : trois jours pour débattre, prier et agir
Vendredi 7 novembre 2025
Le Congrès Mission s’ouvrira par une grande soirée à l’Accor Arena dès 20 heures, précédée de journées thématiques réparties dans plusieurs lieux de Paris. Ces sessions traiteront de la vie consacrée, du mariage, de la catéchèse, de l’engagement social et du rôle des médias dans la diffusion de la foi. Des temps de formation seront animés par les Facultés Loyola et par des mouvements associatifs comme Fondacio et la Communauté de l’Emmanuel.
Samedi 8 novembre 2025
La journée principale réunira l’ensemble des participants à l’Accor Arena.
- 9 h : messe présidée par le cardinal Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui.
- 10 h 30-18 h : plénières inspirantes, tables rondes, ateliers de terrain et forums thématiques.
- Les débats porteront sur la crise de la confiance, la prévention des abus, la liberté religieuse, la jeunesse engagée, ou encore la mission dans l’espace public.
- Un village de 140 exposants présentera des associations, fondations et projets solidaires.
À 20 h, plusieurs veillées spirituelles auront lieu dans des églises parisiennes : au Sacré-Cœur de Montmartre, à Saint-Sulpice, à Notre-Dame-de-Paris et à Saint-Eustache, où se tiendront concerts, prières, projections de films et spectacles.
Dimanche 9 novembre 2025
La matinée sera consacrée aux équipes missionnaires locales avec un atelier « Monter un Congrès Mission », puis une messe d’action de grâce à 15 heures à Saint-Sulpice conclura les travaux.
Parallèlement, un forum jeunes se tiendra le samedi soir : concert de louange, témoignages d’athlètes et temps de prière pour les 18-25 ans, selon le communiqué officiel. Quatre marches symboliques convergeront ce jour-là vers le parvis de Notre-Dame, représentant la jeunesse et la diversité de l’Église.
Foi, fraternité et enjeux citoyens
Le Congrès Mission ne se veut pas seulement religieux ; il s’inscrit dans un mouvement de reconstruction du lien social. À l’heure où les repères se brouillent, il met en avant les initiatives locales : cafés solidaires, colocations chrétiennes, aumôneries étudiantes, projets écologiques ou artistiques. « Le but est de montrer que la foi peut devenir une force de cohésion », précise Raphaël Cornu-Thenard, fondateur d’Anuncio, cité par Famille Chrétienne.
Cette ouverture sociale répond à un besoin : selon La Croix, l’événement cherche à « sortir l’Église de ses murs ». En donnant la parole à des acteurs du terrain, il propose un regard concret sur les fractures du pays : isolement, perte de sens, précarité.
Un signal fort pour l’Église et la société
Avec une capacité d’accueil de 12 000 places par jour et des activités réparties dans tout Paris, le Congrès Mission 2025 est l’un des plus grands rassemblements catholiques européens. Son ampleur et sa diversité témoignent d’une volonté : replacer la foi dans le débat public. Le cardinal Nzapalainga a rappelé que « la mission, c’est d’abord une rencontre ».
Pour beaucoup de participants, ce week-end représente un espace d’expérimentation collective. « Nous voulons relier prière, engagement et créativité sociale », souligne encore Solène Bert. L’édition 2025 s’annonce ainsi comme un laboratoire d’idées au service du bien commun, dans un contexte où la foi continue d’inspirer des initiatives solidaires et citoyennes.

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