L’Institut des métiers d’excellence LVMH poursuit son élargissement

Institut de formation LVMH
  • Publié le: jeudi 31 octobre 2019

Vingt-huit formations, quatre pays et trois cents nouveaux apprentis. Depuis 2014, l’école en alternance imaginée par LVMH contribue à la création d’emplois tout en défendant les savoir-faire artisanaux.

Pas moins de 300 apprentis viennent de faire leur rentrée à l’Institut des métiers d’excellence LVMH (IME). C’est dix fois plus qu’en 2014, lorsque le champion mondial du luxe a lancé son programme de formation professionnelle afin de défendre le savoir-faire français.

« L’IME s’inscrit pleinement dans la démarche du Groupe initiée il y a 10 ans en matière de responsabilité sociale, avec la reconnaissance des compétences et la valorisation des savoir-faire et des talents », explique Chantal Gaemperle, directrice Ressources humaines et synergies du groupe.

Alors que 97 % des apprentis obtiennent leur diplôme et que 66 % trouvent un poste chez LVMH ou chez un de ses partenaires, l’IME se félicite d’avoir « relevé le défi » qu’il s’était fixé : « développer l’employabilité des apprentis, quel que soit leur niveau initial de qualification, tout en assurant la pérennisation des savoir-faire chers aux Maisons du Groupe », précise Chantal Gaemperle.

Grâce à l’ouverture de sept nouveaux programmes cette année, l’IME dispense désormais 28 formations dans quatre pays européens : la France bien sûr, mais aussi la Suisse (depuis 2016), l’Italie (depuis 2017) et l’Espagne, où le parcours « Découverte de la maroquinerie avec les Compagnons du devoir et du Tour de France » vient d’être ouvert avec la maison madrilène Loewe.

 

Une école cosmopolite et ancrée dans les territoires

 

Ainsi, l’école en alternance se révèle à la fois cosmopolite et bien ancrée dans les territoires européens. En témoigne la variété des formations dispensées : AFP Horloger à l’École d’Horlogerie (Suisse), Addetto alla Stampa Tessile Tradizionale à la Fondazione Setificio (Italie) ou encore, en France, CAP Métiers de la mode vêtement tailleur à l’Institut français de la mode, CAP Art et techniques de la bijouterie-joaillerie, sertissage, polissage à la Haute école de joaillerie, brevet professionnel Vigne et vin à l’Avize Viti Campus, CAP pâtissier-boulanger au Centre européen des professions culinaires, Art et sciences de la formation maquillage à l’IUT d’Orléans… Sans oublier les filières de conseiller de vente spécialisé dans le luxe, lancées dès 2015, alors que « le métier de vendeur dans l’univers du luxe avait besoin d’être revalorisé », selon Florence Rambaud, directrice de l’IME.

Cette année, les 300 nouveaux appentis de l’IME rejoignent les 500 alumni de l’institut et portent ainsi à 800 le nombre d’élèves formés aux savoir-faire du luxe. Ils suivront une formation leur permettant de concilier un enseignement dans une école reconnue et une expérience professionnelle dans les ateliers des maisons LVMH ou de leurs partenaires. Le groupe français « croit en effet profondément à l’apprentissage, pratique, concret, certifiant, gratuit et rémunéré ».

 

Voie royale vers l’emploi

 

L’alternance entre enseignements théoriques en centre de formation et formation au métier demeure une voie royale vers l’emploi. D’après les chiffres de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp), le taux d’insertion professionnelle des apprentis français était de 69 % en 2017. Un taux qui selon la mission Travail et emploi, a progressé de plus de quatre points en 2018, à 74,5 %.

« Depuis un an, l’apprentissage se développe et continue de se développer. Au mois de juin, il y avait 450 000 apprentis dans le pays. Il n’y en a jamais eu autant en France et c’est + 8,4 % en un an. On espère aller plus loin », s’est félicitée la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, lors de l’inauguration d’une nouvelle usine Louis Vuitton, le 5 septembre dernier à Beaulieu-sur-Layon (Maine-et-Loire).

La maison de maroquinerie de luxe dispose désormais de seize usines dans l’Hexagone, quatre ateliers en Espagne, trois aux États-Unis et un en Italie. Et cela ne devrait pas s’arrêter là. « Après avoir créé 780 emplois en France dans les ateliers en 2019, nous projetons 1 500 embauches dans nos ateliers hexagonaux à l’horizon 2022 », a annoncé Michael Burke, PDG de Louis Vuitton.

Alors que l’Unesco et autre organisme internationaux insistent sur la nécessité d’encourager les artisans à poursuivre la production et à transmettre à d’autres leurs savoirs et leurs savoir-faire, l’Institut des métiers d’excellence LVMH s’efforce de « pérenniser les techniques artisanales rares en les inscrivant dans la modernité ». Le made in France et l’artisanat français ont décidément un long avenir devant eux.

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