Entreprise : l’importance croissante du bien-être au travail

SFAM travail
  • Publié le: jeudi 19 juillet 2018

Si la rémunération conserve toute son importance, l’environnement de travail, les possibilités d’évolution ou la reconnaissance sont des facteurs qui contribuent également à faire le bonheur des salariés. C’est ce que des sociétés comme Accenture, SFAM ou encore Nestenn ont bien compris, en témoigne le dernier classement « Happy at Work ».

 

Le bien-être au travail n’est pas une tendance éphémère, un effet de mode ou une faveur que les entreprises accorderaient à leurs collaborateurs de temps en temps. Il s’agit d’une « nécessité absolue pour créer de la valeur », comme l’explique le consultant Eric Albert dans son livre Partager le pouvoir. « Dans le monde vers lequel on s’oriente, pour créer de la valeur ajoutée il faudra des salariés qui prennent des initiatives, qui acceptent de contribuer. Dans ces modèles-là, le bien-être au travail n’est pas une option, mais une nécessité absolue. Le bien-être des salariés est au cœur du modèle d’efficacité », affirme l’auteur dans un entretien accordé à l’Usine nouvelle.

Et les chiffres lui donnent raison. Selon une étude réalisée sur six ans par la Health Enhancement Research Organization, les entreprises qui ont élevé au rang de priorité le bien-être de leurs employés ont obtenu un retour sur investissement de 235 %. Le sujet est devenu tellement important que de nouveaux postes commencent à voir le jour au sein des entreprises : le chief happiness officer, chief wellness officer, chief happiness manager ou, en bon français, le responsable du bonheur. Sa mission ? Favoriser le dialogue, entretenir la motivation individuelle, stimuler l’esprit d’équipe, trouver des solutions aux problèmes, évaluer le bien-être dans l’entreprise…

Une fiche de poste certes un peu vague, mais de plus en plus prise au sérieux. « L’idée maîtresse est d’avoir des salariés qui sont bien dans leurs baskets pour pouvoir être performants et aux petits soins de nos clients », explique Brunehilde Thako, happiness manager chez Médiaveille, agence de référencement et webmarketing. En effet, le bien-être des salariés doit se traduire par une satisfaction client plus importante et une meilleure performance : « Il y a quand même, et tous nos collaborateurs le savent, un enjeu business derrière ce poste », ajoute-t-elle.

 

65 % d’heureux

 

La conjoncture économique favorable que connaît l’Hexagone encourage les entreprises à prendre des initiatives susceptibles de contribuer au bien-être de leurs salariés. Alors que certains experts annoncent une pénurie de profils à l’horizon 2030, les entreprises se battent pour attirer et fidéliser les talents. Avec une réussite certaine pour plusieurs d’entre elles, si l’on en croit l’étude HappyIndex/AtWork 2018, réalisée par ChooseMyCompany et Les Echos Start.

Selon cette enquête, « 65 % des salariés se déclarent heureux et motivés au travail », contre 58 % en 2017. Si les salariés français sont, dans l’ensemble, satisfaits de la confiance que place leur employeur en eux, se rendent au bureau avec plaisir et estiment que leur travail a du sens, des efforts restent à faire en matière d’évaluation et d’évolution. En effet, « ces processus restent peu lisibles, alors qu’ils sont reliés directement à la place de chaque individu dans l’entreprise », déplore Celica Thellier d’Auzers, codirectrice de l’étude.

Selon l’étude, les entreprises françaises peuvent également faire un peu mieux en matière de salaire et de reconnaissance, ce dont les managers ont de plus en plus conscience. « On ne propose que des CDI. Tous nos salariés ont un variable. Par rapport à notre secteur, on propose 40 % de plus en termes d’émoluments », explique ainsi Sadri Fegaier, président fondateur de SFAM.

Accenture, SFAM, Nestenn… Les champions du bien-être au travail 

 

Spécialiste de l’assurance pour la téléphonie mobile et les appareils multimédias, la Société française d’assurances multirisques (SFAM) arrive en tête du classement HappyIndex pour les entreprises qui comptent entre 500 et 999 salariés. Une excellente nouvelle alors que celle-ci s’apprête à recruter 1 000 nouveaux collaborateurs en CDI.

SFAM n’est pas la seule société dans laquelle il fait bon travailler : dans ce classement, les autres leaders sont ainsi Accenture pour les entreprises de plus de 5 000 salariés, Nestenn pour les sociétés de 1 000 à 4 999 salariés, Meilleursagents.com pour les entreprises de 200 à 499 salariés, Mews Partners pour celles de 100 à 199 salariés, Takima (50 à 99 salariés) et Enioka (1 à 49 salariés).

Pour les salariés français, l’ambiance et l’esprit d’équipe sont également des éléments essentiels du bien-être au travail, d’où l’importance des activités de team building et autres séminaires mis en place par les entreprises. Si la start-up de location de bateaux en ligne Click & Boat organise des apéros le vendredi soir sur le toit de la péniche sur laquelle elle est installée, les 800 salariés de SFAM partent quant à eux tous les ans en Croatie pour faire le bilan de l’année et se projeter sur l’année suivante.

Mais attention, comme l’explique Judicaël Jung, directrice marketing chez le groupe d’audit DBA, « on n’est pas là pour éblouir les salariés avec une surenchère d’innovation de management. A chaque nouvelle idée, on se pose la question du pourquoi on le fait ». Une question dont dépendent aussi bien le bien-être du salarié que la satisfaction client.

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