Stella McCartney et les maisons Dior et Louis Vuitton s’engagent pour la planète

  • Publié le: mardi 17 novembre 2020

Qui a dit que “mode” ne pouvait pas rimer avec “environnement” ? En privilégiant les produits durables, les clients poussent les maisons du luxe, comme Louis Vuitton ou Dior, à revoir leurs méthodes de fabrication et à rendre leurs produits éco-responsables. 

L’industrie de la mode a un impact environnemental non négligeable. Les grandes marques en sont désormais conscientes et multiplient les actions pour s’inscrire dans une démarche écologique : gestion des déchets, économie d’énergie, préservation de la biodiversité… Cette prise de conscience écologique a été progressive, et a connu un coup d’accélérateur avec la création en 2005 de la fondation Good Planet par Yann Arthus Bertrand, qui a pour mission de « placer l’écologie au cœur des consciences et de susciter l’envie d’agir concrètement pour la terre et ses habitants ».

 

Stella McCartney, Dior, Louis Vuitton s’engagent au profit de la fondation Good Planet

Douze ans plus tard, le projet se concrétise avec l’ouverture du premier salon à Paris. Good Planet compte dès lors une centaine de personnalités – architectes, acteurs, designers… – réunies pour promouvoir la cause environnementale. Et la mode n’est pas en reste dans cette opération de communication. 

En atteste la vente aux enchères, qui débutera le 28 novembre prochain, mobilisant des créateurs de renom. Si Stella McCartney, conseillère de Bernard Arnault sur les questions d’environnement et de bien-être animal, a annoncé mettre en jeu deux invitations pour son prochain défilé, Louis Vuitton (LVMH) accueillera les heureux élus au sein de ses ateliers et sa propriété familiale. Christian Dior (LVMH), quant à lui dévoilera ses archives. Un rendez-vous incontournable pour les amoureux du luxe et de la mode. 

 

Engagement de LVMH depuis 27 ans

Le groupe de luxe LVMH fait en effet du développement durable un de ses axes stratégiques et un moteur de compétitivité, et cela dès le début de la chaîne de production, avec une attention particulière portée sur la préservation et le respect des ressources naturelles mobilisées pour la fabrication des produits. A travers son partenariat avec le programme scientifique intergouvernemental de l’UNESCO, “l’Homme et la Biosphère”, le groupe de Bernard Arnault s’engage à protéger la biodiversité. “Je crois que peu de sociétés ont travaillé en prenant compte de l’environnement autant que notre groupe, et très peu dans notre secteur. Nous sommes actifs depuis 27 ansaffirme le président de LVMH lors de la présentation de son plan. 

En septembre 2019, le leader du luxe présentait sa nouvelle feuille de route en matière de développement durable : engagements en faveur du bien-être animal, traçabilité du cuir ou de la fourrure – 100% des matières animales seront tracées à l’horizon 2025 – jusqu’au pays voire jusqu’à la ferme d’exploitation. Et Bernard Arnault de rappeler : “Nous y sommes très attachés, car nous sommes parmi les grandes entreprises mondiales sans doute la plus proche de la nature, avec nos vignobles et nos ateliers”. 

 

Fashion Pact 

La neutralité carbone est elle aussi au coeur des enjeux environnementaux. En août 2019, 32 entreprises  représentant 147 marques – Stella McCartney, Prada, Armani, Moncler… –  dévoilaient à Emmanuel Macron un “Fashion Pact”, avant de le présenter aux Chefs d’Etat du G7. L’objectif ? Réduire l’impact environnemental des industries du secteur sur trois axes : biodiversité, océans et climat. Un engagement salué à l’époque par la secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson.

Depuis que les consommateurs boycottent les marques peu soucieuses de l’environnement, les grandes maisons de luxe, à l’instar de Louis Vuitton, Chanel, Dior ou Gucci s’engagent à développer des actions durables : utilisation de sources lumineuses à faible consommation énergétique, recyclage des produits, promotion d’un bioplastique écologique et d’une laine biologique native… Les fibres naturelles renouvelables, moins polluantes que les matières synthétiques, sont privilégiées par les marques de prêt-à-porter : un tee-shirt en coton classique requiert en moyenne 2500 litres d’eau pour sa production, tandis que le coton bio nécessite deux fois moins d’eau. Ainsi, l’enseigne espagnole Loewe utilise du coton biologique pour sa collection Homme Eye/LOEWE/Nature. 

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