Un enfant entre dans un scanner à bagages d’aéroport : l’autorité de sûreté nucléaire ouvre une enquête, les parents n’avaient rien remarqué

Un enfant a traversé par inadvertance une machine à rayons X à l’aéroport de Nantes-Atlantique.

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Un enfant entre dans un scanner à bagages d'aéroport : l'autorité de sûreté nucléaire ouvre une enquête, les parents n'avaient rien remarqué
Un enfant entre dans un scanner à bagages d’aéroport : l’autorité de sûreté nucléaire ouvre une enquête, les parents n’avaient rien remarqué | Social Mag

Une scène étonnante a eu lieu le 11 août 2025 à l’aéroport de Nantes-Atlantique. En plein rush estival, période de forte affluence, une situation inhabituelle s’est produite dans la zone d’enregistrement des bagages : un enfant, profitant d’un moment d’inattention de ses parents, s’est retrouvé sur le tapis roulant des bagages et a traversé un contrôleur à bagages à rayons X. Cet incident soulève des questions sur la sécurité autour des infrastructures aéroportuaires.

Une intrusion inattendue dans une zone très surveillée

C’est lors de l’enregistrement des bagages en soute qu’une famille a momentanément perdu de vue l’un de ses enfants, raconte Ouest France. En quelques secondes, l’enfant s’est engouffré sur le tapis roulant servant au transfert des valises vers la zone de contrôle, franchissant ainsi un contrôleur à bagages.

Les contrôleurs utilisent des rayons X pour examiner le contenu des bagages. Même si l’exposition de l’enfant a été brève, l’évaluation a montré qu’il avait reçu une dose d’irradiation de 3 mSv, soit l’équivalent d’un scanner pulmonaire.

Une réaction rapide des équipes de l’aéroport

Alertées rapidement, les équipes de l’aéroport ont agi pour ramener l’enfant auprès de sa famille en toute sécurité. L’incident n’a pas nécessité d’intervention médicale immédiate ni l’intervention des forces de l’ordre, mais l’adéquation des procédures a été examinée afin de renforcer la sécurité.

L’événement a été classé au niveau 1 sur une échelle internationale de huit niveaux, et trois acteurs ont répondu de façon proactive : le personnel aéroportuaire, le constructeur des tapis, et un organisme de contrôle non identifié, avec l’appui de l’ASNR (Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection).

Mesures prises pour éviter que cela se reproduise

Plusieurs mesures ont déjà été mises en place pour limiter le risque de récidive. Des séparations physiques autour des tapis à bagages ont été renforcées. Des caméras dotées d’intelligence artificielle ont aussi été ajoutées pour mieux repérer les présences humaines indésirables sur les convoyeurs.

Une reconstitution a été effectuée pour retracer précisément le parcours de l’enfant et mesurer l’ampleur de son exposition aux rayonnements. Les conclusions ont été partagées au sein de la commission sécurité de l’Union des aéroports français, afin d’orienter d’autres infrastructures aéroportuaires.

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