26 multinationales réclament des protections juridiques plus fortes des droits de l’homme

  • Publié le: jeudi 3 septembre 2020

Les informations sur l’impact des sociétés multinationales sur les droits de l’homme ne manquent pas, et les histoires sont généralement loin d’être positives. La faiblesse de l’application dans les pays les plus pauvres et le manque de transparence dans les chaînes d’approvisionnement sont parmi les raisons pour lesquelles une entreprise peut soudainement se retrouver sous les feux des projecteurs ou face à une terrible catastrophe.

Une récente étude mexicaine a conclu que dans l’ensemble, les multinationales ont de meilleurs antécédents en matière de respect des droits de l’homme que les entreprises locales, mais que cela pouvait s’aggraver.

Ces dernières années, les entreprises de textiles et les fabricants d’électronique ont fait partie des industries qui ont été soumises à un examen minutieux sur la manière dont tous les travailleurs issus de leur chaîne d’approvisionnement étaient traitées.

Une nouvelle coalition d’entreprises affirme que les multinationales ne devraient pas seulement s’engager envers les droits de l’homme et la préservation de l’environnement, mais être également tenues de faire preuve d’un « devoir de vigilance » vis-à-vis de la loi afin que les droits de l’homme et les droits de la planète soient respectés.

Un groupe de 26 multinationales a annoncé son soutien à une législation de l’Union européenne qui imposerait une telle vigilance. Parmi les signataires on retrouve notamment Unilever, Adidas, The Body Shop, H&M, Inditex (qui possède Zara) et Mars.

Première coalition mondiale

Il est vrai que de nombreuses entreprises ont adopté des normes telles que celles proposées par leurs industries respectives, ou encore des cadres plus généraux tels que les Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme (UNGP). « Cependant, de plus en plus d’entreprises doivent prendre des engagements et s’efforcer d’évaluer, d’agir et de rendre compte de leurs impacts potentiels et réels sur les droits de l’homme et l’environnement », déclarent les auteurs de la lettre.

Une telle loi pourrait protéger les entreprises à long terme en soulevant des problèmes potentiels qui pourraient éclater s’ils s’engageaient à construire une usine, à travailler avec de nouveaux fournisseurs ou à louer de nouveaux bureaux dans un endroit lointain. La législation sur ce front peut également créer des conditions de concurrence plus équitables pour les entreprises, renforcer la sécurité juridique et, à long terme, aider les entreprises à devenir un allié plus fiable d’une communauté locale plutôt qu’un adversaire.

Cette directive est la première alliance internationale et intersectorielle qui appelle à une obligation légale de vigilance – en d’autres termes, édictant une obligation légale de déployer toutes les actions durables afin d’éviter de faire du mal aux citoyens, qui ont souvent peu de recours pour lutter contre les droits de l’homme ou les violations de l’environnement

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