Dès aujourd’hui, 1er janvier 2026, le SMIC (Salaire minimum interprofessionnel de croissance) sera ajusté comme chaque année. Cette modification compte pour de nombreux salariés français puisqu’elle touche directement leur pouvoir d’achat. Même si la hausse résulte d’une mécanique prévue, il n’y a pas de « coup de pouce » exceptionnel comme certains l’espéraient. Ce qui importe ici, c’est le lien avec l’inflation et l’évolution du pouvoir d’achat.
Ce qui change pour le SMIC
Le taux de revalorisation a été fixé à +1,18 %, confirme le journal Ouest France. Pour certains, cela peut sembler dérisoire, mais c’est le résultat d’une méthode de calcul précise. Le montant brut mensuel passe à 1 823,03 €, contre 1 801,80 € auparavant. Le montant brut horaire atteint 12,02 €.
Sur le plan net, le salaire mensuel évolue de 1 426,30 € à 1 443,11 €, soit un gain net mensuel de 16,81 € pour un salarié au SMIC à temps plein.
Cette revalorisation est désormais indexée sur la hausse du Smic, visant à maintenir le pouvoir d’achat des retraités. Ces éléments combinés aboutissent à cette hausse qui, pour certains syndicats, reste insuffisante mais respecte la législation.
Et pour les fonctionnaires ?
En parallèle, le ministère des Comptes publics veut éviter que des fonctionnaires soient payés en dessous du SMIC. Environ 356 000 fonctionnaires sont concernés, sur un total d’environ 5,8 millions d’agents publics.
Pour combler l’écart éventuel, une prime de 21,23 €, appelée « indemnité différentielle », sera versée. Jusqu’à présent, le minimum de traitement était fixé à 1 801,74 € brut. Cette indemnité sert de compensation sans modifier le salaire de base, afin de garantir une certaine équité salariale.
Les réactions
Côté syndicats, Pierre Jardon de la CFTC déplore l’absence d’un coup de pouce : « Nous regrettons qu’il n’y ait toujours pas de coup de pouce depuis de trop nombreuses années alors que le nombre de travailleurs pauvres augmente. » Il estime qu’une revalorisation plus ambitieuse, à 5 %, serait justifiée et nécessaire.
De leur côté, le Ministère du Travail et des Solidarités rappelle que la révision suit la procédure prévue par la loi du 11 août 2025.







