Bonheur au travail – le métier de Chief Happiness Officer

  • Publié le: lundi 30 octobre 2017

De plus en plus d’entreprises font de la question du bien-être au travail un objectif à part entière de la stratégie de l’entreprise. Et c’est dans cette mouvance que le Chief Happiness Officer (CHO), le nouveau métier tendance s’est développé.

Les personnes épanouies au travail seraient plus performantes, plus énergiques, plus positives, plus créatives, moins absentes et elles fourniraient un meilleur service au client …

Ceci parait comme une évidence. Des salariés heureux amènent plus de valeur ajoutée à leur entreprise.

Voilà qui donne un sens à la mission du CHO ou Responsable du bonheur.

Un CHO pour que faire ?

De nombreuses études (Harvard, MIT) et auteurs – dont Laurence Vanhée, CHO en Belgique et auteure du Best-seller « Happy RH, le bonheur au travail » – ont récemment pointé le lien positif évident entre bonheur et travail.

L’apparition du rôle de CHO découle peut-être aussi d’un changement de perspectives, notamment auprès de la génération Y.

Cette génération a bousculé les codes de l’entreprise et cherche davantage une société qui lui permettra un véritable équilibre vie privée/vie professionnelle, des valeurs d’esprit d’équipe et d’écoute, et une ambiance de travail conviviale, plutôt qu’un salaire très attractif.

Au point qu’est évoqué une révolution, incarné par « ce nouveau métier » qui pourrait ressembler à un poste de DRH, sans le côté feuille de paie et l’administratif.

Dorénavant, le métier de « chief happiness officer » ou « responsable du bonheur en entreprise », venu de la Silicon Valley et très porté par les start-ups et les entreprises du numérique, a même sa fiche métier, ses formations (l’Etudiant).

CHO : acte marketing ou vraie valeur ajoutée ?

Question d’autant plus fondée qu’il apparaît que pour 38% des offres publiées, le contrat proposé est… un stage. Ce qui est intéressant est qu’on parle énormément du bonheur au travail, mais les métiers proposés montrent que cela joue beaucoup sur la forme.

Il y a un véritable enjeu autour de ces problématiques de bonheur au travail, et on peut voir plusieurs axes majeurs à développer autour de ce métier.

D’abord, une première orientation en lien avec la convivialité, la nécessité de faciliter la vie et une bonne ambiance de travail. Cet aspect est fondamental, car il s’agit du bien-vivre ensemble.

Un autre axe du poste tourne autour de la communication, notamment interne : le rôle du CHO est de bien faire circuler l’information entre les collaborateurs et la direction.

Le poste comprend également une facette orientée ressources humaines. Observer les processus RH, notamment les phases de recrutement et d’intégration des collaborateurs, et s’assurer que l’aspect humain est bien pris en compte.

Le dernier point étant peut être le plus important, observer l’organisation dans l’entreprise, les process, les relations en interne, avec les clients et voir si tout fonctionne correctement.

Il y a quelques années, on parlait des risques psychosociaux, puis de qualité de vie au travail.

Un nouveau cap est franchi avec l’introduction de la notion de bonheur au travail. Il y a une prise de conscience d’enjeux éthiques – on ne peut pas nier qu’il y a de la souffrance au travail -, cela représente une attente de plus en plus présente des collaborateurs : la grosse majorité des salariés considèrent que ce que mettent en place les entreprises à ce niveau-là est largement insuffisant.

Bref, il y a du travail.

One thought on “Bonheur au travail – le métier de Chief Happiness Officer

  1. La question du salaire et sa progression en toutes transparences par la grille conventionnelle constitué un axe central du bonheur à l’entreprise. Ainsi que la question du temps de travail du contenu du travail et de l’organisation du travail cela suppose que la démocratie entre dans l’entreprise et que celle ci respecte la citoyenneté des travailleurs. Voilà l’entreprise du 21°siècle. Il faut que l’entreprise soit definanciarisee.

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