Le transport maritime est-il prêt à s’engager pour le climat ?

  • Publié le: mardi 25 octobre 2016

L’Organisation Maritime Internationale (OMI) se réunit cette semaine à Londres : l’occasion pour plusieurs organisations écologistes de faire pression sur l’Organisation pour qu’elle s’engage en faveur du climat et mette en place des mesures de contrôle. Mais pour l’instant, le secteur reste bon dernier en matière de respect de l’environnement.

En septembre, le secteur aérien avait réussi à démontrer sa bonne volonté en matière d’écologie en mettant en place un système de compensation pour les émissions de gaz à effet de serre. C’était l’un des tous derniers secteurs d’activité à prendre une telle résolution. Désormais, seul le secteur du fret maritime ne s’est pas exprimé clairement et n’a pris aucune décision afin de limiter le réchauffement climatique. Pour les experts et les associations, ce manque de réaction est inquiétant : 90% de transport international de marchandises se fait par voie maritime, ce qui représente 4% des émissions de gaz à effet de serre. Et ce chiffre pourrait encore augmenter à l’horizon 2020.

Avec la réunion annuelle de l’OMI à Londres qui a lieu cette semaine, ce sont pas moins d’une cinquantaine d’ONG qui veulent faire pression en publiant des tribunes. Elles réclament que l’OMI adopte un plan d’action visant à limiter l’émission de CO2 par le transport maritime. Un an après l’accord de Paris pour le climat, les ONG estiment qu’il est temps que le secteur fasse un geste. En avril dernier, le secteur a décidé de mettre en place un reporting de ses consommations de carburants, mais aucune autre mesure n’a suivie. La frilosité du secteur inquiète les experts qui estiment que cette mauvaise volonté devrait faire l’objet de débats lors de la COP22 qui se tiendra à Marrakech dans un mois.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A venir

  • No Events

Le Coin RSE

le Coin ESS

  • FarmerLine : quand l’ESS aide à développer l’agriculture

    En juin dernier, les deux jeunes fondateurs de la start-up FarmerLine, basée au Ghana, ont reçu le prix international Roi-Baudoin dans la catégorie développement. Un prix qui récompense leur contribution exceptionnelle au développement en Afrique. Avec leur application innovante, les