Pourquoi l’industrie du cuir représente-t-elle un danger éthique et environnemental pour la planète ?

  • Publié le: jeudi 25 janvier 2018

La société s’insurge fréquemment contre les fermes d’animaux élevés pour leur fourrure, mais la quasi-totalité d’entre nous portons du cuir. Pourtant, ce produit considéré comme « noble » provient également d’animaux morts et d’une industrie peu scrupuleuse.

 La commercialisation du cuir est assez peu sujette à polémique mais pourtant, ce produit qui se veut « noble » provient rappelons-le de la peau d’animaux. Sa production est bien souvent une cause supplémentaire de pollution et de misère pour les animaux, et les hommes.

Une industrie à part entière

Le cuir provient essentiellement de fermes d’animaux élevés pour leur peau, mais aussi pour leur viande, et plus rarement d’animaux sauvages. Les élevages qui produisent de la viande commercialisent également la peau de leurs bêtes pour rentabiliser leur activité.

En France, la quasi-totalité des abattoirs valorisent le cuir des vaches, veaux, cochons, chèvres, moutons et agneaux. Les peaux de qualité supérieure sont vendues entre 35 et 100 euros selon le cours.

Le cuir est également très souvent importé. L’association PeTA a révélé dans un rapport d’enquête les pratiques très cruelles opérées en Chine et en Inde, pays qui figurent dans le top trois dans plus grands producteurs de cuirs au monde.

En Chine notamment, des milliers de chiens sont tués chaque année pour leur cuir, et sont vendus ensuite sous d’autres appellations, comme l’agneau. Il est très difficile d’obtenir une traçabilité des produits.

Et du cuir, on en trouve partout : dans nos chaussures, accessoires (sacs à main, gants, ceintures, portefeuilles, etc), nos vêtements, nos canapés, nos voitures, nos bijoux, dans le sport (ballons de basket pour les compétitions, cricket, gants de baseball, selles d’équitation…), sur la couverture de certains livres, etc.

Des alternatives existent-elles ?

Le cuir, en plus d’être éthiquement discutable a recours à des solutions nocives pour la planète. Le tannage et la teinture du cuir, qui empêchent la peau de se décomposer et de pourrir, sont des matériaux non biodégradables. Des produits tels que les sels minéraux, métaux lourds (dont du chrome), des dérivés de goudron, des colorants à base de cyanure, et autres produits sont utilisés quotidiennement dans le processus de tannage.

Extrêmement polluantes et toxiques pour les travailleurs et des habitants qui vivent à proximité des tanneries, ces dernières sont principalement situées dans les pays en voie de développement où l’on est moins regardant sur les conditions de travails et sur les impacts environnementaux de certaines industries. Des milliers d’enfants sont exposés à ces produits toxiques, qui sont pour la plupart rejetés sous forme de déchets dans les cours d’eau voisin.

Alors des alternatives sont mises en place. Plus écologiques, plus éthique, ces filières coutent souvent moins chères que la tannerie classique. Parmi celles-ci on retrouve le recours au lien, au chanvre et au coton.

On peut par exemple nommer l’éco- « cuir » designé par Richard Wool, ingénieur américain qui à partir de fibres naturelles a réussi à produire un produit quasi similaire au cuir, tout en étant moins couteux que ce dernier. Le produit n’est pas encore commercialisé, mais nul doute que ce produit révolutionnaire arrivera en grande pompe sur le marché.

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